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AFRIQUE

Soudan : Le drapeau français brûlé, "A bas la France", scandent des manifestants


- 16 Mars 2014 modifié le 16 Mars 2014 - 18:58

Des fondamentalistes musulmans manifestent à Khartoum pour dénoncer le rôle de la France dans le conflit en Centrafrique le 14 mars 2014.


AFP

Des fondamentalistes musulmans manifestent à Khartoum pour dénoncer le rôle de la France dans le conflit en Centrafrique le 14 mars 2014 Des fondamentalistes musulmans manifestent à Khartoum pour dénoncer le rôle de la France dans le conflit en Centrafrique le 14 mars 2014 - afp.com - Ashraf Shazly
Des fondamentalistes musulmans manifestent à Khartoum pour dénoncer le rôle de la France dans le conflit en Centrafrique le 14 mars 2014 Des fondamentalistes musulmans manifestent à Khartoum pour dénoncer le rôle de la France dans le conflit en Centrafrique le 14 mars 2014 - afp.com - Ashraf Shazly
Environ 200 fondamentalistes musulmans se sont rassemblés vendredi pour une deuxième manifestation hebdomadaire dans le centre de Khartoum afin de dénoncer le rôle de la France dans le conflit en Centrafrique.
 
"A bas la France", ont scandé près du Palais présidentiel les manifestants, membres de différents groupes musulmans réunis au sein d'une alliance baptisée "Front populaire de soutien aux musulmans africains".
 
Un drapeau français a été brûlé et plusieurs autres découpés alors que les manifestants ont accusé la France et les miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka de "crimes contre l'humanité".
 
Sous l'étroite surveillance de la police anti-émeute, les manifestants ont également dénoncé le rôle de l'ONU et des Etats-Unis.
 
"Honte à toi Ban", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les protestataires, qui réagissaient ainsi à la recommandation faite lundi par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de déployer 11.820 Casques bleus en Centrafrique afin de rétablir l'ordre et la sécurité dans le pays, livré à l'anarchie.
 
Assassinats, lynchages et pillages restent le lot quotidien en Centrafrique malgré la présence de 2.000 soldats français de l'opération Sangaris et de 6.000 militaires africains de la Misca déployés pour rétablir l'ordre.
 
La Centrafrique s'est enfoncée dans un cycle infernal de tueries inter-religieuses après des mois d'exactions contre les chrétiens, perpétrées en toute impunité par les combattants majoritairement musulmans de la Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013.
 
En réaction, des milices d'autodéfense anti-balaka, a dominante chrétienne, se sont formées. Très rapidement, elles ont attaqué sans distinction anciens rebelles et civils musulmans, à Bangui notamment.
 
Les violences ont fait près d'un million de déplacés et réfugiés, sur une population totale de 4,6 millions d'habitants, et provoqué une crise humanitaire sans précédent.
 
La Centrafrique est "un pays qui est en train de se vider de sa population musulmane", passée de 15% environ à 2% de la population totale, s'est alarmé lundi le conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU pour la prévention des génocides, le Sénégalais Adama Dieng.
 
Kamal Riziq, l'imam de la Grande mosquée près de laquelle la manifestation s'est tenue, a déclaré à la foule que 400 familles centrafricaines étaient arrivées à Khartoum.
 
Des renforts de police ont été déployés vendredi aux abords de l'ambassade de France, située dans un autre secteur de la capitale soudanaise, a rapporté un témoin.
 
Les manifestants se sont dispersés dans le calme et la police n'est pas intervenue.
 
Les protestataires ont assuré qu'ils enverraient dimanche un message aux Nations unies réclamant le retrait des troupes françaises et une réunion d'urgence du Conseil de sécurité sur la Centrafrique.
 
Mardi, des jihadistes ont lancé des menaces de mort contre le président François Hollande en riposte à l'intervention française au Mali et en Centrafrique, auxquelles le chef d'Etat a répondu estimant que si de telles menaces ne constituaient pas une première, il s'agissait néanmoins d'être "extrêmement vigilant", selon son entourage.


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