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REACTION

TCHAD, SOUHAIT ET INCARNATION: De grâce, évitons les erreurs du passé.


Alwihda Info | Par MAHAMAT SALEH DAOUD - 8 Juin 2014 modifié le 8 Juin 2014 - 13:03

Il y a des vocables fort révélateurs, compétence, intégrité, loyauté etc…. Certes, ce pour rendre service à la nation, mais non à un groupuscule. Pour se mettre au service de sa patrie est-il nécessaire? A mon humble avis, c’est un débat. Le Tchad voulu et souhaité n’a pas vocation de favoriser la consanguinité ni la ressemblance (physique), mais un Tchad juste. C’est un principe que tout patriote doit avoir en tête, pour faire avancer une idéologie. Car, l’opposition en principe doit avoir une cause juste à défendre et non se précipiter à placer de frère dans une structure censée défendre une cause nationale. Hélas, les habitudes ont la peau dure.


Il y a de cela fort longtemps, à la cafétéria de l’institut de formation aux techniques de l’information et de la communication au Niger. Un débat houleux avec des idées enrichissantes s’est instauré, précisément le 13 avril 2006. A cette époque, nous étions encore étudiants mais, nous suivions de près tout qui se passait sur la scène politique tchadienne. L’envie de voir un Tchad émergeant et une génération consciente était grande. Tous, nous étions convaincus de cette prise de conscience. Certes, l'idée du recours à la violence est critiquée. Ce jour-là, nous avons condamné unanimement l'acte de prise de la capitale par la force, mais reconnaissant quand même à ce groupe la légitimité de vouloir changer la donne. Car, la constitution a été retouchée et le régime en place n’ouvre pas la porte du dialogue. En ce temps-là, si on nous posait la question sur certains comportements, tels que, l’impunité ou l’injustice, sans hésitation, nous allons dire que c’est ce qui a fait que les vieux démons ont repris leur place au Tchad. La rébellion était à la porte de N’Djamena, les armes ont pris le dessus sur le dialogue et la violence était au rendez-vous. Pendant que des milliers des jeunes tchadiens laissant leurs parents, familles et connaissances et paient le prix le plus cher, leurs corps criblés de balles, Les politiques se donnent l’occasion de faire des sorties théâtrales sur les ondes de RFI, France 24 pour juste avoir une place sous le soleil. Pauvres enfants du Tchad! Ceci n’est que le début d’une longue série d'erreur à répétition. Car, disait un adage, «l’erreur est humaine, mais persévérer dans l’erreur c'est diabolique ». Oui, diabolique est le mot qui qualifie la suite logique de toutes ces incohérences. Des milliers de pertes humaines, des règlements de compte, du temps perdus, bref, du gaspillage. Mais la leçon n’est toujours pas retenue. Aujourd’hui, l'on a de peine à estimer les pertes en vie humaine, notamment des jeunes fauchés à bas âges.
C’est au regard de ce triste tableau qu’apparaissent en pleine lumière mes hésitations, mes interrogations, mes doutes, mes naïvetés à l’issue de la conférence du Conseil National pour le Changement et la Démocratie. Cela vaut-il la peine de continuer avec les mêmes erreurs pour le même résultat? Je m'interroge. En principe chacun de nous doit s’interroger pour le bien de notre chère patrie.
Le Tchad est au-dessus de tous ces détails réducteurs et égoïstes. Après tant de déroutes est-il possible d’admettre aux (sur nagés) de reprendre le même chemin que les naufragés? A d’autres moments, il semble étrange d’avoir la prétention de combattre les choses telles que : l’injustice sociale, la consanguinité, les faveurs, alors que nous même au niveau du CNCD, ont du mal à s’éloigner de ces pratiques tant dénoncées. Tant d’expériences qui nous ont désespérés.
Le Tchad a beaucoup souffert, le peuple tchadien en souffre. Famine, manque d'infrastructure d’intérêt général sur certain coin de la République, conflits agriculteurs-éleveurs, problèmes d’eau potable. Problèmes de découpage territoriaux, éducation, sensibilisation sur les droits et devoirs de Tchadiens et j’en passe. Ce sont là des problèmes qui minent le milieu tchadien et que nous devons en tant que dignes fils de ce pays combattre et non nous battre sur des intérêts aigris et individualistes voire familiaux. La lutte d’émancipation doit être faite de manière transparente et non avec un esprit calculateur.
Au lieu et à la place de placement ou positionnement des pions, j’invite certains membres de la nouvelle équipe dirigeante du CNCD, structure de base pour une démocratie. De mettre sur table, des idées d’ordre ou d’intérêt général au lieu de combattre des têtes. Car, si cela devrait apporter une solution, le Tchad n’arriverait pas à ce stade. Alors, enfant du Tchad, réveille-toi, apprends à connaître tes droits et devoirs et défends ta patrie et non des personnes qui ne pensent qu’à leurs idées égoïstes. Le Tchad est au-dessus de tout et que l’histoire te donnera raison…
MAHAMAT SALEH DAOUD



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