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POLITIQUE

Tchad : ADHET appelle au strict respect de l’indépendance de l’électeur


Alwihda Info | Par Président - 10 Avril 2011 modifié le 11 Avril 2011 - 20:19

Les élections présidentielles du 25 avril 2011


Tchad : ADHET appelle au strict respect de l’indépendance de l’électeur
ALLIANCE DES ASSOCIATIONS DES DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS ET DE L’ENVIRONNEMENT AU TCHAD ADHET-AGIR CONTRE L’INJUSTICE Tel : 66 45 03 21 / 99 94 15 96 COMMUNIQUE DE PRESSE N°07/BE/ADHET/2011 S’inquiétant des tendances actuelles où les élections occasionnent des querelles de clochers ou des crises électorales dont les intérêts du peuple sont toujours oubliés. S’inscrivant dans la logique de ses objectifs en matière de démocratie, de promotion de la bonne gouvernance et de la transparence des élections, l’ALLIANCE DES ASSOCIATIONS DES DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS ET DE L’ENVIRONNEMENT AU TCHAD tiens à attirer l’attention des acteurs politiques, les autorités civiles et les autorités militaires en cette période de convulsions politiques et de joutes électorales sur l’importance de l’électorat, agent d’exercice par excellence de la souveraineté nationale à travers les élections. Les acteurs politiques doivent se rendre à l’évidence que le suffrage universel est la première condition d’une démocratie moderne. Et l’authenticité de l’expression du suffrage est assurée par des règles régissant la concurrence politique libre et régulière. Ce qui consacre ici la garantie de la liberté de l’électeur par le secret du vote. De ce fait, le secret de vote est déjà en soi un moyen suffisant qui prouve qu’on ne peut exercer de pression sur un électeur. Le principe de liberté de l’électeur fonde aussi le caractère facultatif du vote. Ainsi, dans un processus électoral, il n’y a que deux situations : celle du vote qui contient le vote normal et le vote volontairement nul et celle de l’abstention. Ce qui signifie qu’un électeur peut soit voter, voter normalement en portant son choix sur tel ou tel candidat, soit voter nul ou s’abstenir. Alors que le boycott, bien qu’utilisé comme arme politique pour menacer une élection et obtenir gain de cause n’est pas admis comme règle dans une élection. De ce qui précède, les partis politiques ne sont pas titulaires d’un droit d’aliénation sur l’expression du suffrage de l’électorat. Il faut comprendre que l’électorat n’est pas une entité abstraite, c’est un ensemble où chaque citoyen est titulaire d’un droit souverain, celui du vote qui le permet d’opiner sur le choix des personnes que celui-ci juge digne de confiance et capables de conduire les affaires de l’Etat. Et donc, un parti ne peut, par son seul rôle de conquérir et d’exercer le pouvoir, s’assurer d’avoir une influence réelle sur le suffrage de l’électorat. Et les autorités civiles et militaires par leurs statuts d’agents de commandement ne peuvent pas obliger l’électeur à voter. Si ces deux entités tentent d’influencer de quelle manière que ce soit l’électeur lors d’une élection, soit c’est l’abstention massive ou c’est la comptabilité sans retenue de bulletins nuls par ailleurs l’élection des dirigeants non représentatifs et donc une menace certaine de la démocratie. Comme conséquence, un parti peut tenter d’influencer l’électorat en sa faveur s’il participe à une compétition politique mais pas de l’empêcher à voter. Le fondement libéral d’une démocratie suppose la liberté de choix politique. Mais dès lors qu’un parti ne se trouve plus en compétition avec d’autres, celui-ci change de nature. Nous pensons que notre pays comme, d’autre démocratie dispose d’une législation et d’une règlementation qui prévient et réprime la fraude électorale. Et le respect des règles relatives à l’organisation et à la régularité des élections impliquent au surplus que celles-ci puisse être contestées par toute personne intéressée. Alors, l’essentiel des conditions juridiques d’une élection sont donc réunies. Par voie de conséquent, l’ALLIANCE DES ASSOCIATIONS DES DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS ET DE L’ENVIRONNEMENT AU TCHAD invite vivement les partis politiques en compétition, les partis qui ne sont en compétition, les autorités civiles et militaires au strict respect de l’indépendance de l’électeur. N’Djamena, le 04 avril 2011 Le Président ABBA DAOUD NANDJEDE



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