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INTERVIEW

Tchad: Ali Abdoulaye Borgou, un témoin oculaire de tous les régimes


Alwihda Info | Par Alwihda Info - 21 Janvier 2011 modifié le 15 Janvier 2011 - 09:03

Dans le cadre de la fête du Cinquantenaire qui se célèbre aujourd’hui 11 Janvier 2011 à la grande place de l’Indépendance, construite spécialement pour la circonstance, Monsieur Ali Abdoulaye Borgou, Conseiller à la Médiature de la République, Sultan de Darkapka saisit l’opportunité à travers le Micro de Alwihda Actualités pour souhaiter à la population tchadienne et les invités de marque bonne fête du Cinquantenaire.


Tchad: Ali Abdoulaye Borgou, un témoin oculaire de tous les régimes



Il relate son vécu sous tous les régimes depuis l’accession à l’indépendance jusqu’à nos jours.

 

Avant de répondre aux questions des journalistes, le grand homme de Darkapka, a précisé que cette gigantesque fête est l’académie de se consolider.

 

Il a appelé tous les fils et les filles tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de se pardonner de cœur comme l’a dit le Président de la République afin de se brasser pour un Tchad de renouvelé.

 

Ali Abdoulaye Borgou, en qualité de Général de la Police, ancien patron de la sécurité. Que pensez-vous de la situation sécuritaire du pays ?

 

Oui , mes enfants, je vous avoue que être Général de la police nécessite un grand travail. Mettez-vous à la tête que c’est le grade le plus élevé. C’est un système français  que le Tchad a adopté après son accession à la souveraineté que nous fêtons aujourd’hui.

 

Le rôle du Général dans une ville, région, département est de maintenir l’ordre. Il est chargé d’animer l’administration de police. Il coordonne également les activités entre son administration et celle civile.

 

Nous célébrons la fête du Cinquantenaire. Vous qui aviez vécu cette époque de l’indépendance, que ressentez-vous ?

 

Ce Cinquantenaire, je m’en réjouis. Merci Dieu, inchalah. Je vous dis mes fils journalistes, je me sens très heureux. A l’époque j’étais petit et à l’école primaire. J’ai vécu sous tous les régimes, de Ngarta Tombalbaye François jusqu’à son Excellence Idriss Déby Itno.

 

Si aujourd’hui, nous célébrons cette fête du Cinquantenaire, je suis hautement ému.

 

Au niveau de la Médiature, quelle stratégie concoctez-vous pour faire rentrer au bercail le reste des mécontents ?

 

Vous deviez poser cette question à votre patron, il est lui aussi membre de l’institution. C’est pour dire qu’il connaît le rôle de la Mediature. Si vous ne connaissez, il faudrait vous renseigner auprès de lui.

 

Je vous retrace le rôle de votre institution, ne vous en faites pas (rire). La mission qui lui est assignée est de faire en sorte que les mécontents se pardonnent. Elle est chargée de réconcilier les antagonistes ou protagonistes. Elle est tenue à aller vers les catégories de personne ci haut citées.

 

Pouvez-vous nous parler de votre Sultanat ?

 

Mon sultanat jusqu’aujourd’hui a 413 ans. Je suis le 28ème Sultan de Darkapka. Avec cette date très reculée, ceux qui m’ont précédé ont bien colonisé. Bien colonisé par ce qu’il n’y avait pas de limitation. Ils allaient partout, voire quelques pays voisins. Mais au moment ou les blancs c’est à dire avec l’arrivée des colons, Ils ont commencé par délimiter le pays. C’était ainsi qu’ils avaient restreint certaines zones où mes parents commandaient. Notre grand fondateur du village Darkapka s’appelle Mahamat Al Kap.

 

On appelait en Arabe « Ile’Kap » est devenu Darkapka, raison pour laquelle le village porte désormais son nom. Le village est frontalier à l’Est avec Kobé au nord avec l’Ennedi, à l’Ouest avec Arada, Sud-Est avec Biltine est au Sud avec Dartam. Sa population est estimée à 50 000 âmes.

 

 Le Président Déby vient d’accéder il y a quelques semaines au trône du Sultanat  dans son village natal.  Etes-vous égaux en matière de Sultanat ? Sinon quelle lecture faites-vous ?

 

Non ! non, comment un Président de la République peut avoir le même statut qu’un sultan?

 

Dans le Décret nommant Idriss Déby Itno, il a été stupilé qu’il reçoit des indemnités au même titre que vous. N’a-t-il pas un statut quelconque ?

 

C’est juste une formalité pour résoudre un problème qui s’enlise entre ses frères. Il a simplement atténué une grave situation  entre siens.

A mon avis tout cela rentrera  dans l’ordre par la suite. Il n’est pas sultan comme nous autres, je vous le répète.

Propos recueillis par Elysée

 



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