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INTERVIEW

Tchad : Education, folklore, Toofan, retour sur le salon de l'étudiant africain


Alwihda Info | Par - 26 Février 2017 modifié le 26 Février 2017 - 21:27

Alwihda Info revient ce dimanche sur la conférence de presse animée conjointement par Le promoteur du salon international de l'étudiant africain, Naïr Abakar et le groupe Toofan, vendredi passé, au Palais du 15 janvier. Ils ont échangé avec les hommes des médias.


Propos recueillis par Djimet Wiche.

Le promoteur Naïr Abakar et le groupe Toofan. Alwihda Info/D.W.
Le promoteur Naïr Abakar et le groupe Toofan. Alwihda Info/D.W.
Alwihda Info. Quel message voulez-vous véhiculer à travers ce salon international de l'étudiant Africain ?

Blaise Mensah du groupe Toofan : Le message est très clair. Je disais tantôt hier que c'était déjà une belle initiative parce qu'on oublie des choses importantes. L'éducation c'est la base de l'avenir. Aujourd'hui, nous avons la chance d'être Ambassadeur de l'UNICEF au Togo. Nous avons eu cette opportunité de parcourir les écoles à l'intérieur du pays pour former les jeunes et faire croire à leur avenir. C'est ce que le salon fait véhiculer comme message. La jeunesse africaine a eu la chance d'étudier et de découvrir beaucoup de choses. Mais elle constate qu'après les études c'est difficile d'avoir un boulot pace qu'on n'a peut-être pas été bien orienté, ou bien parce qu'on a peut-être oublié ce qu'on a envie de faire dans la vie. 

Je disais souvent aux jeunes de mon quartier que le fait d'aller à l'école c'est une bonne chose. Savoir ce qu'on va faire dans l'avenir c'est le plus important. On a tendance à aller à l'école à la demande de nos parents. Que voulons-nous faire dans l'avenir ?  Gagner sa vie c'est être maçon, menuisier ou directeur, tout en étant très professionnel dans son domaine. C'est une occasion de faire comprendre à l'étudiant africain que c'est important de dessiner son avenir. C'est maintenant qu'il faut y songer.

Pensez-vous que les musiciens tchadiens n'ont pas de talent, pour avoir préféré inviter le groupe Toofan ?

Naïr Abakar, le promoteur du salon : Le groupe Toofan a été le premier à transmettre ce message destiné aux étudiants et à la jeunesse africaine et à donner leur engagement pour la participation au salon international de l'étudiant Africain. Quand nous leur avons proposé de venir chanter au Tchad dans le cadre de ce salon international de l'étudiant Africain, ils ont accepté. 

Aujourd'hui, C'est un évènement panafricain qui couvre tout le continent africain. On a attiré l'attention de toute l'Afrique. C'est un évènement inédit qui doit être accompagné par tout le monde en Afrique. Les artistes du groupe Toofan seront accompagnés sur scène par des artistes Tchadiens. C'est une chose de faire la fête, tous ensembles. C'est de montrer que la jeunesse africaine est réunie derrière l'éducation. Ces artistes ont honoré de leur présence en faveur de l'engagement de la jeunesse africaine. Leur présence doit être applaudie en dehors de ce qui est à côté.

Blaise Mensah du groupe Toofan : Je vais vous dire quelque chose qui va vous surprendre. Je représente l'Afrique. Je la représente vraiment. Je suis né d'un père Togolais qui a grandi au Ghana et issu d'une mère camerounaise née à Fort Lamy au Tchad. Quand je dis à ma mère que je viens faire un concert à N'Djamena, elle me répond en disant que pour elle c'est toujours Fort Lamy.

Naïr Abakar : Il y a plusieurs musiciens ambassadeurs de l'UNICEF. Ils vont tous partager la même scène avec le groupe Toofan. Tout le monde est réuni pour faire véhiculer un message d'unité et de jeunesse africaine.

Quel contrat le groupe Toofan a signé avec le promoteur de l'événement et quel est le montant du contrat ?

Blaise Mensah du groupe Toofan : On dit un nombre de trucs qui ne plaisent pas à certaines personnes. Étant un journaliste Tchadien, c'est donner une image très positive du pays. On a certes signé un contrat mais nous ne sommes pas venu pour chercher de l'argent. Je le dis, c'est pour développer le Tchad. Si vous, vous attardez sur le montant que Toofan est venu prendre au Tchad, comment pouvez-vous donnez l'impression de ne pas être fier de Toofan ou bien de ce que le promoteur développe derrière ça.

Parlez-nous du groupe Toofan.

Groupe Toofan : On a commencé à chanter en 2005. On a eu la chance de rendre hommage à notre équipe nationale qui s'est qualifiée pour la coupe du monde en 2006. Nous avons pu accompagner notre équipe en Allemagne. Ça fait 12 ans que nous chantons.

Comment le groupe Toofan envisage-t-il de mettre en valeur l'étudiant africain ?

Groupe Toofan : C'est une très belle chose. Si vous écoutez le Kouncatche, on parlait d'un jeune africain sans domicile fixe qui se promenait avec un sac à dos contenant une serviette et une brosse à dent. Il n'a pratiquement rien mais il a toujours gardé le sourire. On va penser à faire un album qui parlera de la vie estudiantine.

Quel message apportez-vous à la jeunesse tchadienne, victime de cette conjoncture économique ?

La crise est un fléau qui touche tous les pays. Le chômage est en hausse dans un pays comme la France. Quand on est en Afrique, on se sent très mal à l'aise et on se plaint trop du gouvernement. Il faut comparer la situation de ton pays à celle des autres pour te rendre compte. Aujourd'hui, tous les pays comme les États-Unis, la France, le Tchad et le Togo ont les mêmes problèmes dans le domaine de l'éducation, de la santé et du chômage. Comment faire vivre avec ces genres de choses. Les gens dans certains pays voilent le mauvais côté. Imagine qu'un enfant nait sans draps, il ne va pas se lamenter à chaque fois d'être sans draps. On a fait un titre là-bas relatant les conditions de vie en Occident. Ls gens, une fois aux États-Unis, se sont rendus compte du même problème dès leur retour au pays. Tu peux avoir des diplômes et faire l'agriculture en Afrique. On a ramené des nouveautés musicales au Tchad.

Naïr Abakar : Toofan lors de leur tournée, peuvent véhiculer le message du salon international de l'étudiant africain à travers toute l'Afrique.

Que signifie Toofan ?

Toofan : Le nom Toofan vient d'un grand film classique indien d'Amitchan Batchan. C'est un nom qui nous a marqué parce que l'acteur donne un sens de positivité. Pourquoi ne pas faire la musique là où il y a les pleurs pour amener le sourire. Nous tirons notre inspiration du quartier parce qu'on est très proche du quartier.

Djimet Wiche Wahili
Journaliste, directeur de publication du Tabloïd Alwihda Actualités. En savoir plus sur cet auteur