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EDITORIAL

Tchad : Emmanuel Nadingar sur un terrain glissant


Alwihda Info | Par Alfa @ - 11 Mars 2010 modifié le 11 Mars 2010 - 06:59


Tchad : Emmanuel Nadingar sur un terrain glissant
Dans un communiqué radiodiffusé le vendredi 5 mars dernier, la nation tchadienne a apprit la démission de M. Youssouf Saleh Abbas de son poste de Premier ministre, poste qu’il a occupé depuis le 15 avril 2008.

Face aux obstacles, Y. S. A n’a vu comme issue de sortie que la démission. Disons-le, une démission qui est plus ou mois attendue par tous. Fallait-il le rappeler ? Ce changement à la tête du gouvernement survient alors qu'aucun conseil des ministres ne s'est tenu depuis le mois de décembre 2009 et plusieurs ministres de ce gouvernement sont accusés de détournement de fonds dans l’affaire de manuels scolaires.

Quelques heures après la démission de M. Youssouf Saleh Abbas, le Président de la République Idriss Deby Itno a nommé par décret un nouveau Premier ministre. Son choix s’est porté cette fois-ci sur M. Emmanuel Djélassem Nadingar, déjouant ainsi tous les pronostics faits par les uns et les autres ce dernier temps.

La passation ne s’est pas faite aussi attendre. 24 heures après sa nomination, le nouveau chef du gouvernement a prit ses services de la main de son prédécesseur lors d’une cérémonie organisée pour la circonstance à la primature dans l’après-midi du 06 mars 2010.

Ancien ministre du pétrole, de la défense et dernièrement à la décentralisation, ce grand commis de l'Etat est certes connu pour son intégrité, son pragmatisme et son dévouement au travail mais ne lui faudrait-il pas d’autres atouts pour être à la hauteur de ses tâches ?

Nous disons oui, tous ceux qui sont passées par son chemin ont vu leurs épopées prendre une direction ou une autre. Le 14ème PM d’IDI se trouve sur un terrain glissant, pour ne pas dire miné. Le parachèvement du processus des accords du 13 août, les élections qui se pointent à l’horizon, les syndicats qui réclament le rehaussement de salaires, la vie chère, l’électricité, la réinsertion des rebelles ralliés, la gestion de la manne pétrolière, la corruption grandissante, les détournements des deniers publics… Un panier bien rempli. Espérons que pour une fois la bonne gestion et transparence prime.


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