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Tchad: Ibni est vivant et est entre les mains des autorités tchadiennes


Alwihda Info | Par - Җ€BIЯ - - 6 Mars 2008 modifié le 6 Mars 2008 - 17:34


"A ceux qui croient aux spéculations selon lesquelles, le Dr Ibni serait décédé du fait d’une santé fragile, je pense qu’il est opportun de signaler qu’Ibni était un athlète de haut niveau, il pratique constamment la marche que ce soit à N’djamena, à Paris ou à Orléans, il n’a ni le diabète ni une autre maladie chronique. Bref, il est en bonne forme par rapport aux autres de son âge. Donc, toutes ces spéculations ne sont que mensonges !" Mohamed Saleh Ibni Oumar


Tchad: Ibni est vivant et est entre les mains des autorités tchadiennes
IBNI EST VIVANT ET ENTRE LES MAINS DES AUTORITES TCHADIENNES

A la faveur des événements du 02 et 03 février dernier, Idriss DEBY s’est octroyé une occasion en or pour restreindre les libertés individuelles et arrêter trois opposants de renom : Lol Mahamat Choua, N’garledji Yorongar et Ibni oumar Mahamat Saleh. Il s’avère que deux des opposants politiques arrêtés sont membres de la CPDC « Coordination Pour la Défense de la Constitution », une coalition politique regroupant les principaux partis politique, celle-là même qui a signé, sous les auspices de la communauté internationale, les accords du 13 août 2007 avec le gouvernement de Déby en vue d’assainir la vie politique et conduire le Tchad à des élections libres et transparentes. Si les termes de cet accord sont respectés, Déby perdra sans nul doute les élections législatives de 2009 et sera éjecté de son fauteuil lors des présidentielles qui suivront. Or ce schéma, Idriss et ses acolytes ne le veulent pas car, c’est à contre cœur que le Président a paraphé et signé le document final, sous la pression des partenaires internationaux tels les USA, l’UE pour n’en citer que ceux-ci.

Depuis lors, Lol a ,dit-on , été capturé dans le champs de bataille avec « la horde de mercenaires à la solde de Soudan », puis considéré comme prisonnier de guerre devant être jugé par les juridictions compétentes, mis en résidence surveillée et finalement libéré tout court. N’garledji Yorongar a, quand à lui, été torturé et jeté dans un cimetière à Walya, une bourgade situé à 10 Km de N’djamena. Mais on est sans nouvelles de Ibni Oumar Mahamat Saleh ! Silence radio de la part des autorités tchadienne qui restent toujours dans leur incongruité, affirmant « qu’elles n’ont arrêté aucun opposant politique et qu’il est probable que des chefs de partis politiques soient parmi les 400 victimes de l’agression ourdie par le méchant El béchir ». Par cette affirmation, Déby veut préparer les esprits pour la mort éventuelle d’une des figures emblématiques de la vie politique tchadienne. Or l’on sait pertinemment que c’est la garde rapprochée de Déby qui a arrêté Ibni Oumar et, d’après une source sûre et très crédible, qu’il est présentement dans une geôle tenue secrète aux renseignements généraux, près de la présidence. Alors arrêtez cet humour noir et de mauvais goût et libérez Ibni Oumar Mahamat Saleh ! A ceux qui croit aux spéculations selon lesquelles, le Dr Ibni serait décédé du fait d’une santé fragile, je pense qu’il est opportun de signaler qu’Ibni était un athlète de haut niveau, il pratique constamment la marche que ce soit à N’djamena, à Paris ou à Orléans, il n’a ni le diabète ni une autre maladie chronique. Bref ; il est en bonne forme par rapport aux autres de son âge. Donc, toutes ces spéculations ne sont que mensonges !

A voir les acharnements de Déby contre ce digne fils du Tchad, l’on peut raisonnablement se demander qui est Ibni Oumar Mahamat Saleh ?

Né à Biltine, Ibni Oumar Mahamat Saleh est issu du groupe MABA (Ouaddaien) et plus particulièrement du sous groupe Kodoï d’où sont originaire la plus part de grands souverains du Royaume du Ouaddaï. Ibni a fait ses études primaires dans sa ville natale, obtient son Bac C à N’djamena avant de s’envoler pour Orléans (France) où il décroche son doctorat en Mathématiques en 1978 et d’un Diplôme d’Economie Politique à Paris. Il est marié et père de quatre enfants : Hicham, étudiant en troisième cycle de Droit, Mohamed Saleh, étudiant en troisième cycle de Mathématiques, Brahim-Hamid, étudiant en second cycle d’Economie et Ahmat Samir, élève au collège.

Durant ses études supérieurs, Ibni a milité dans les milieux associatifs, notamment à la FEANF où il a tissé des amitiés solides avec Laurent GBAGBO, Alpha CONDE et bien d’autres. Parmi ses amis , on compte également : Gérard FUCHS, Guy LABERTIT, Pierre MOSCOVICI, Charles JOSLIN, Abdoulaye BATHILLY, Moustapha NIASSE, Ahmed OULD DADDAH, Tanor DIENG, Affi NGESSAN…

Avant de regagner son pays natal, Ibni Oumar a enseigné successivement en France (Orléans, Reims, Montargis) , en Algérie où il a été Maître de conférences de Mathématique, avant de devenir Chef de Département de Mathématiques à l’université de Niamey (Niger) où il devient collègue des éminents professeurs tels Marie-Françoise Coste-Roy, Michel Coste et Daniel PECKER.

Rentré à au Tchad en 1985, il rejoint l’université des Sciences Exactes et Appliquées de N’djamena où il enseigne les Mathématiques jusqu’au jour de son arrestation par les sbires de Déby. Entre temps, il a occupé des hautes fonctions de la République, devenant successivement Directeur du Centre de la Recherche Scientifique, Ministre de l’Elevage et de l’Hydraulique Pastorale, Ministre de l’Enseignement Supérieurs et de la Recherche Scientifique avant de devenir Ministre de l’Economie et de la Coopération en 1994. Il a par ailleurs été Coordinateur de l’institut tropicale Suisse , Directeur du bureau d’appui à la santé et à l’environnement du projet Suisse.

EN 1993, il crée avec ses amis issues de toutes les couches sociales le PLD, parti pour les libertés et le développement. Dans son parcours en tant que chef de parti politique, il a eu à collaborer avec Déby lors de la première transition politique en croyant sur parole à la bonne foi de l’homme de BAMINA. Mais très vite, il a découvert l’homme, ses méthodes, ses desseins ; il s’est aperçu de son erreur et a tiré les conséquences, en quittant la mouvance présidentielle et rompant définitivement avec Déby. Il a ainsi choisi la voie des urnes pour chasser l’homme du palais rose. Ibni est probablement parmi les rares tchadiens à refuser tout compromis et toutes compromission avec Déby, car c’est peut-être le seul qui a refusé plusieurs fois de suite le poste de chef de gouvernement, à refuser les dictas de la françafrique. Il croit fermement à l’alternance politique par la voie des urnes.

En somme, si Déby a un complexe d’infériorité vis-à-vis d’Ibni Oumar, c’est par ce que par sa nature, Idriss a toujours nourri une rancœur sans commune mesure à l’encontre de ceux qui lui tienne toujours tête. Incapable de soutenir un débat contradictoire, toujours en manque d’arguments et d’argumentation, seul la violence et l’achat des consciences sont ses moyens de prédilection. Toute opposition politique, verbale et même comportementale à lui est considéré comme un affront personnel. Et comme par hasard Ibni Oumar est cette personne diamétralement opposée à Déby, opposée de par son éducation, ses accointances, sa pensée, sa vision de la chose politique…D’où cette haine, cet acharnement et cette envie d’en découdre !!! Mais comme disent mes amis ouest africains, fais quoi fais quoi, il doit être libéré.


Mohamed saleh Ibni-Oumar
Etudiant en 3ème Cycle de Mathématiques à Paris
Vice-Président de la FEAF (Fédération des Etudiants Africains de France)