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Revue de Presse

Tchad : Insécurité, la "jungle", assassinats, arrestations, la revue de presse


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 29 Avril 2017 modifié le 29 Avril 2017 - 10:03


Alwihda Info vous propose la revue de la presse hebdomadaire des journaux, faite par nos chroniqueurs.


Tchad : Insécurité, la "jungle", assassinats, arrestations, la revue de presse
Pour cette semaine, presque tous les Journaux de la place font état d’une situation d’insécurité inquiétante.

Le Tri-mensuel Abba Garde titre à sa Une : « La jungle », appuyé de caricature où on peut lire cette ironie : « Maître, tenez ! Voici le dossier des Tueurs qui ont abattu ​9 détenus et 1 agent des forces de l’ordre en route vers… ».

La réponse du Maître : « Quoi ?!! Ça c’est une affaire trop compliquée. Ces hors-la-loi sont très puissants, envoyez-les à la cour criminelle car on ne sait jamais !!! ».

Un des quatre tueurs arrêtés répond au téléphone à un appel en ces termes : « Allô yakaï ! On nous a fait perdre un peu de temps à la Justice pour de simples formalités habituelles. On se reverra bientôt Inch-Allah ! Prenez soin de vous car chaque jour est une vie ».

Pour notre confrère, « des prisonniers en transfèrement vers Koro Toro froidement assassiné par des individus armés qui ont attaqué leur convoi. Plusieurs leaders de la société civile interpelés par l’ANS et qui, depuis plusieurs jours n’ont pas donné de signe de vie. Un climat de non droit règne sous nos tropiques ».

C’est dans cette angoisse que l’Hebdomadaire Le Sahel s’interroge dans son Editorial : Où allons-nous ? Selon notre confrère, « Il est vrai que l’insécurité zéro n’existe nulle part ailleurs au monde. Mais, le taux d’insécurité au Tchad ces derniers temps inquiète. Il faut une thérapie de choc pour maîtriser la situation ».

Le Sahel d’interpeller « Ce ne sont pas les vitres teintées et fumées ou le port des casques -cher Ahmat Bachir- qui augmentent le taux d’insécurité. Bachir et ses poulains doivent s’armer de courage pour restaurer l’autorité de l’Etat ».

Or, plusieurs responsables des associations de la société civile sont détenus sans qu’on ne sache où ils se trouvent de quoi l’on le reproche. Voilà pourquoi N’Djaména Bi-Hebdo s’interroge dans un titre : Sommes-nous encore dans un Etat de droit ? A ces propos, le Président de la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH), Me Midaye GUERIMBAYE regrette « Nous sommes arrivés à la conclusion que l’Etat est géré de manière informelle et cette gestion ne cadre plus avec les logiques de démocratie, de liberté et des droits de l’homme ».

Dans ce méli-mélo, L’Observateur déduit dans son Editorial : L’ANS outrepasse ses limites.

C’est dans ce contexte d’insécurité criarde que l’Hebdomadaire L’Observateur s’interroge aussi à la Une : « Déby est-il gagné par la peur ? ».

Pour L’Observateur « Plus d’un mois, le Président Idriss Déby Itno s’est retiré dans son Amdjarass natal, alors que le pays est dans une déliquescence totale ».

Celui-ci de préciser que : « Des sources très proches indiquent que, c’est pour sa sécurité qu’il se serait retranché dans ces montagnes, car un complot serait en gestation. Nos sources rapportent que, certaines Chancelleries Occidentales à N’Djaména lui auraient susurré le fait qu’il serait plus en sécurité à Amdjarass qu’à N’Djaména ».

Il conclut « De nature méfiant, il aurait pris ses distances, car il s’est rendu compte que son entourage, notamment les individus qu’il a hissés à des rangs élevés sont aujourd’hui avides de pouvoir et complotent contre lui ».