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POLITIQUE

Tchad : La CPDC sous superfusion et le régime veut la voir voler en éclat


Alwihda Info | Par Nadjindoh Amane - 5 Octobre 2011 modifié le 5 Octobre 2011 - 00:05


En ce dernier  temps,  c’est un  secret de polichinelle et même les moins bien  informés le savent , rien  ne va plus au  sein de cette organisation  qu’on a pensée  amener  l’espoir aux Tchadiens en corrigeant les  vices politiques  d’hier . Ce qui est vrai, il ne faut pas voiler aux peuples, un coup violent de tempête frappe la CPDC, quoique  Saleh Kebzabo ait dit aux journalistes lors d’une conférence qu’il a animée dernièrement à  la maison des medias au Tchad. Il  a affirmé  que la CPDC se porte très  bien. De  quelle bonne santé  parle- t-il !  difficile de le croire, du moment  où ses différents  accords avec le  pouvoir  n’ont  pas  été  appliqués  pour  aboutir  à  un  climat  politique apaisé, car au cours de ses actions, elle n’a pas pu empêcher  au pouvoir et ses laudateurs à réaliser  leur rêve. Le boycott des élections, l’appel à la désobéissance civile  et à la  ville morte à l’endroit de la population encore en majorité  analphabète, n’ont pas contraint le parti de  la majorité de se tailler la part du lion à l’Assemblée Nationale et de s’imposer au palais rose.  Aussi, faut-il le dire, les difficultés  financières  et logistiques qui ne lui permettent pas de parcourir toutes les contrées du Tchad afin de  sensibiliser et convaincre la population à la suivre. Ce problème  rend aujourd’hui,  certains de ses membres de faux compagnons  et de mendiants facilement  manipulables par le régime au  pouvoir qui veut la voir voler  en éclat.  Personne ne peut nier  aujourd’hui que la disparition brusque et à fleur de l’âge de ses  trois poids lourds,  Ibni  Oumar, Wadal  Kamougue  et Naimbaye  Lossimian qui ont  la facilité de faire vaciller  le pouvoir, laisse dubitatif son avenir  florissant  ainsi que les vagues d’exclusions des dit – on infidèles et de défections  qui se pointent  à  l’horizon.  Cela doit inquiéter l’alliance alors qu’il s’avère qu’à l’intérieur de la CPDC, certains se voient en chien de faïence en se montrant  trop zélés , au-dessus des autres, des donneurs de leçon, en allant jusqu'à proférer de menaces   électroniques. Il faut dire que l’alternance tant réclamée  par la CPDC n’existe pas dans son sein et ce sont toujours  les fondateurs de la première heure qui continuent de diriger les partis alors qu’ils sont du troisième âge. Ces chefs sont allergiques au changement. Sinon ils meurent avec leur titre de président fondateur alors qu’ils exigent au président Deby l’alternance ! De même, Ils ne préparent pas leurs dauphins. A  en croire, les uns et  les autres, il semble que la CPDC n’ait  pas un texte écrit  qui  doit la légiférer  juridiquement.  Même si M.  Kebzabo  réfute cette  thèse, nos enquêtes plus poussées  nous renseigneront davantage sur cette question.

Dans ce climat de méfiance et de morosité qui affecte la CPDC, nous nous rassurions d’apprendre un jour la célébration en grande pompe de la messe de requiem de la CPDC. Tant qu’elle ne finit pas avec ses querelles puériles et zizanies, aucune victoire  politique ne lui sera décernée dans ce pays où la vraie politique dans son grand ensemble est encore une science balbutiante.
                  



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