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Revue de Presse

Tchad : Le Président irrité par la distribution de tracts hostiles au Batha


- 20 Juin 2014 modifié le 20 Juin 2014 - 00:21


Le Président de la République observe que, l’administration a laissé le terrain vide à des individus qui, soit tirent les ficelles de N'Djamena pour perturber le fonctionnement de la région ou se cachent pour publier des tracts et les distribuer, nuitamment pour insulter le régime en place et les autorités du pays.


Le Progrès - Hassan Moussa Ali (Envoyé spécial)

Le Président Idriss Déby; Crédit photo : Sources
Le Président Idriss Déby; Crédit photo : Sources
Dans le chef-lieu de la région du Batha, où il a achevé un périple dans la zone septentrionale, le chef de l'Etat Idriss Déby Itno a reçu, dans la matinée d'hier, mercredi 18 juin 2014, les cadres, les femmes et les jeunes de la région. Dans la soirée du mardi 17 juin 2014, il a rencontré, dans la grande cour de sa résidence d'Ati, les autorités administratives, traditionnelles, coutumières, religieuses ainsi que les officiers supérieures des forces de défense et de sécurité.
 
Aux autorités de la région, le président de la République, a déclaré que, le Batha, l'une des plus grandes régions du Tchad, souffre, ces dernières années, de phénomènes de coupeurs de routes et de braconnage, de conflits intercommunautaires meurtriers, d'arnaques de la population, voire de division profondes, pour des raisons égoïstes liées à un intérêt ou à la recherche de positionnement.
 
L'administration est malade
 
Pour M. idriss Déby Itno, chaque autorité administrative ou traditionnelle, a une part de responsabilité dans cette situation. L'administration dans le Batha est, justifie-t-il, malade, parce qu'elle ne fonctionne pas selon l'éthique et la déontologie. De son constat, il dépeint l'administration dans le Batha. « Les structures administratives passent tous leurs temps à ne gérer que des conflits intercommunautaire, litiges fonciers, questions de chefferie traditionnelle, sans grand résultat, mais, en cherchant plûtot à fragiliser et à diviser. Les autorités fond leur fonds de commerce. Elles entretiennent cette situation, qui profite beaucoup, parce que les parties soudoient, monnaient et corrompent pour avoir raison ou gagner le procès. Aucun fonctionnaire ne pense à faire avancer la région. Chacun remplit sa poche », observe le chef de l'Etat. Le comportement des fonctionnaires de l'Etat affectés dans la région se résume, selon lui, à l'absentéisme, l'irrégularité, le laxisme, la lenteur dans le traitement des dossiers, la corruption, le népotisme.
 
Des résultats très maigres
 
D'après le présdient Idriss Déby Itno, ces conditions dans lesquelles est « foutue la région », ont fait que tout ce que l'Etat a investi dans le développement de la région n'a donné que des résultats très maigres. « Je demande aux fonctionnaires de l'Etat affectés dans la zone de servir l'administration, au lieu de se servir », appelle-t-il. Le Président de la République observe que, l’administration a laissé le terrain vide à des individus qui, soit tirent les ficelles de N'Djamena pour perturber le fonctionnement de la région ou se cachent pour publier des tracts et les distribuer, nuitamment pour insulter le régime en place et les autorités du pays. Le chef de l'ETat Idriss Déby Itno invite ceux qui veulent faire la politique ou dénoncer des choses qui ne leur plaisent pas, à le faire à visage découvert, parce que le Tchad « est en démocratie ». Il note, aussi, que l'administration, dans la région, observe, sans réagir, ni prévenir les actes de vandalisme. Il trouve, en effet, inadmissible que des élèves et des délinquants instrumentalisés sèment des désordres dans les établissements scolaires et dans les villes. Pour une question de tracé de route N'Goura-Ati, qui coûte des milliards Fcfa aux contribuales tchadiens, des populations ont été dressés pour défier l'autorité de l'Etat, en empêchant l'entreprise de travailler ou ont même enlevé les piquets servant à la délimitation de la route, pour une question de déviation à Am-Djaména Bilala, relève-t-il. « Cette route, c'est le Batha qui l'a demandée, à cor et à cri. S'il ne veut pas, je retire l'entreprise », menace-t-il.