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EDITORIAL

Tchad : Le moment est venu pour mettre un terme aux mauvaises habitudes


Alwihda Info | Par Alwihda Info - 12 Juin 2010 modifié le 13 Juin 2010 - 11:00

L’Exécutif aura comme mission d’exécuter les lois et de traduire dans les faits le programme gouvernemental. Au législatif la mission de légiférer et de trancher les litiges en toute indépendance et impartialité. La restauration du pouvoir judiciaire et celle du magistrat demeure impérative. Elle est la condition sine qua non de l’effectivité du caractère démocratique.


Tchad : Le moment est venu pour mettre un terme aux mauvaises habitudes
Bientôt le Tchad aura 50 ans d’indépendance. Quel bilan le citoyen lambda pourrait tirer de ces 5 décennies de souveraineté internationale. Le peuple tchadien dira simplement qu’il veut la paix. La paix ? Il dira aussi que les guerres, les rebellions, les révoltes, le coup d’état, les conflits armés n’amèneront jamais la paix tant voulue et souhaitée par ce peuple trahi par les politiciens.

Seules les bonnes suggestions, les meilleures propositions, la coexistence et les résolutions pacifiques ramèneront la stabilité et la sérénité. Le peuple tchadien a longtemps souffert. Pour cela, la paix et la sécurité durable demeurent des points culminants dans son agenda. La guerre a totalement paralysé notre nation et beaucoup de tchadiens sont morts.

Pour cette raison le gouvernement doit garantir au peuple tchadien la paix et l’unité de la nation toute entière. La répartition des pouvoirs doit être respectée avec des rôles précis entre les différents organes politiques. L’Exécutif doit être soumis à un contrôle réel et sévère de l’Assemblée nationale. Ce dernier doit jouer pleinement son rôle en tant qu’organe du peuple.

L’Exécutif aura comme mission d’exécuter les lois et de traduire dans les faits le programme gouvernemental. Au législatif la mission de légiférer et de trancher les litiges en toute indépendance et impartialité. La restauration du pouvoir judiciaire et celle du magistrat demeure impérative. Elle est la condition sine qua non de l’effectivité du caractère démocratique.

L’Homme Politique tchadien doit savoir qu’en politique, il doit à chaque instant et quelque soit son idéal pour l’avenir, déterminer ce qui peut être fait, ce qu’il peut faire. Il doit agir non pas, certes en ignorant le long terme, mais en sachant au contraire qu’il est responsable des aujourd’hui. S’il oublie le long terme, il improvisera au jour le jour et prendrait des décisions empiriques dont toute la nation payera le prix plus tard. C’est pourquoi il doit savoir où il va.

C’est pourquoi chacune de ses décisions doit aller dans le sens des mutations plus importantes auxquelles il est attaché. Seulement il sera chargé non de méditer sur l’avenir mais d’y travailler concrètement, jour après jour et il n’a pas le droit de renvoyer tout progrès au jour futur. A l’heure qu’il est, ce qu’il nous faut au Tchad après trop de laxisme et de démagogie, c’est d’accepter une période de rigueur. Mais ce sera beaucoup plus dur si on perd encore plus de temps. Et puis cette rigueur doit porter sur ceux qui sont habitués jusqu’ici à se soucier de leurs propres intérêts.

Dans la mesure du possible ce n’est pas à la masse de faire les frais des fautes passées. Actuellement nous payons le prix des politiques des facilités. Le moment est venu d’y mettre un terme aux mauvaises habitudes.

La mission de chaque tchadien, c’est d’œuvrer inlassablement pour aller plus vite pour qu’il y ait moins de temps perdu, de vies perdues, de bonheur perdus. Chacun de nous peut y contribuer pour sa part.


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