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Revue de Presse

Tchad : Les hommes en treillis accusés de piller la population lors des fouilles d'armes


Alwihda Info | Par Gloria Rolel - 1 Juillet 2014 modifié le 1 Juillet 2014 - 01:48



Des soldats tchadiens de l'ex-FOMAC en Centrafrique. Photo non datée. Sources
Des soldats tchadiens de l'ex-FOMAC en Centrafrique. Photo non datée. Sources
Commencées il y a quelques semaines, les fouilles d’armes dans les quartiers périphériques de la capitale sont une occasion pour les hommes en tenue de subtiliser les biens de la population.
 
D’après notre confrère Franck Mbaidjé Mbaidigotar, la fouille d’armes a commencé ce 14 juin dés 6 heures du matin au quartier Atrone. Les habitants ont été réveillés par les bruits et les brutalités des agents de force de l’ordre à forcer les portails. Les concessions sont prises en otage par ces visiteurs indésirables armés qui fouillent les chambres de fond en comble. «  Hey ountou ! amourgou boundouk dol adjala ». Lance l’un deux en arabe tchadien. Ce qui signifie littéralement par «  Hey vous ! Sortez rapidement les armes à feu là ».
 
Il suffit que les propriétaires de la maison réagissent pour recevoir des injures. Apres leur passage, des familles se retrouvent pour faire le bilan de ses biens cassés dans la plupart des cas par pure méchanceté. D’autres, n’ont que leurs yeux pour pleurer rapporte notre confrère.
 
Il a souligné que dans la rue, l’atmosphère est morose. Tous les coins et les recoins de ce quartier sont envahis par ces malfrats autorisés. Tel le conseil du laboureur à ses enfants dans les contes de jean la fontaine, ces militaires ont fouillé tous les engins qui passent par ce quartier. Et ce par plusieurs groupes.                                   
 
Qu’une fois s’en aller les gens du quartier se plaignent et s’inquiètent. Ces derniers font des commentaires et des bilans. Aldoum Norbert, un jeune cireur venant de Mbalkabra s’indigne de cette situation : « j’avais deposé 1200 FCFA sur la table à mon chevet hier nuit. Même ce matin, c’était encore là. Mais après la fouille, je n’ai retrouvé que 200FCFA  ». « Moi c’est mon téléphone qui a disparu renchérit Rose. Et Jeannette  de vociférer : «  c’est une bande de voleur qu’on envoie nous déposséder de nos biens. Ils savent dans quels quartiers les armes de tout calibre se trouvent. »
 
Pour Franck le constat est le même au quartier  Gassi, ces agents de fouille ont emporté la moto neuve que madeleine venait d’acheter. « C’est une moto que je viens d’acheter, il y a 3 jours. Je l’ai garée parce que je n’ai pas encore dédouanée. Ce matin, les milliaires qui ont fouillé chez moi l’ont emportée », raconte t-elle avec des larmes aux yeux.
 
Ces profito-situationnistes  terrorisent les habitants des quartiers à leur passage, aussi ils reviennent dans les mêmes maisons  à maintes reprises. Tantôt ce sont des concessions ciblées qui sont fouillées, tantôt c’est tout le quartier.
 
Les gens se demandent le but réel de leur présence, puisqu’ ‘ils fouillent les maisons sans rien annoncer. Les rumeurs se font entendre dans les quartiers que c’est une bande bien organisée qui use de son statut pour dépouiller les pauvres de leurs biens, informe notre confrère Franck Mbaidjé Mbaidigotar du journal Abba Garde.