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EDITORIAL

Tchad : Opération Leda zéro


Alwihda Info | Par Alwihda Info - 18 Mai 2010 modifié le 18 Mai 2010 - 07:39

Les autorités de la municipalité de N’Djaména ont décidé d’une manière unilatérale et énergique d’interdire le plastique communément appelé Léda. Ce produit importé du Nigeria voisin a longtemps servi les ménages tchadiens et surtout la population N’Djaménoise. Le Léda est doigté aujourd’hui comme étant la mère de saleté, du fait qu’il est un produit non dégradable et donc « indigeste » après consommation.


Tchad : Opération Leda zéro

Par Abbas Abakar Abbas, Rédacteur en chef d'Alwihda actualités

Si une vision objective est opérée, une forme de réponse peut s’obtenir facilement. Par quelle étude au préalable, l’opération Léda zéro a été lancée et pour quel résultat escompté, se demande plus d'un citoyen. Éliminer une souche de saletés et d’ordres est une mission noble certes et cela relève d’un acte de citoyenneté dit-on. Mais il faut d’abord évaluer les causes et conséquences profondes et parfois fâcheuses sur le dos du citoyen lambda avant de décider une telle opération.

La mairie est-elle incapable d’orienter, de sensibiliser et d’éduquer la population de la capitale pour un changement de comportement, afin de prendre une telle décision de façon brutale et non transitoire. Du point de vue de certains, cette population a déjà commencé à se conscientiser, surtout depuis l’opération N’Djaména Nadif, (N’Djaména propre). Elle se met devant les devantures pour attendre parfois en vain, l’arrivée des camions qui ramassent les ordures. C’est dire qu’il y a déjà un début qui ne peut être que compléter, et pourquoi pas davantage par la même municipalité qui au lieu de faire lancer ses éléments pour pourchasser en plein rue le paisible citoyen d’une manière laissant à désirer, celle qui détenaient un plastique Léda en main.

Les tchadiens qui ont l’habitude de se rendre au Nigeria, nid dudit Léda, n’ont jamais constaté la présence de ces plastiques, en plein rue, alors que la population locale l’utilise en grande quantité chaque seconde. Pourtant ils ne sont pas visibles. Qu’est ce qui a permis aux autorités du Nigeria de dissimuler les Léda utilisés. Elles n’ont pas interdit la fabrication. Quelles astuces elles ont eu pour venir à bout de ce produit. Les nôtres peuvent également demander et calquer la stratégie sans orgueil.

L’opération Léda zéro pouvait être une réussite historique, si elle occasionne la création d’emploi pour certaines couches de la société. Pour une quantité de Léda ramassée et déposée, on pouvait donner une somme d’argent. D’où viendra cette somme diront certains. Ces caoutchoucs ramassés pourraient être recyclés et peuvent sévir à des fins utiles génératrices de revenus.

Interdire tel produit qui a tant servi et est devenu le comportement quotient de la population ouvrira une autre brèche au sein de la population. Les idées et les enchères vont des spéculations à autres, et même ceux qui ne s’intéressent guère à la vente de ce produit feront l’affaire. La conséquence peut être dramatique et sans fin avec l’éternelle problème de fraude, détruisant ainsi l’économie et « l’énergie » du pays. Nous avons à une époque, plusieurs produits qui étaient interdits d’entrée au Tchad : le sucre, l’étoffes … mais ils circulent toujours. Le cas du charbon récemment interdit mais visible encore dans la ville, parce qu’il traverse le fleuve pour venir. Ce sont des faits notoires.

En agissant en tant que des Responsables, nous faisons en premier lieu la situation et ses contours pour n’est revenir un beau jour à une décision ou se montrer incapables de maitriser une action qu’on a nous même créée. La démocratisation véritable se base sur le respect du peuple car elle lui appartient. Cette démocratie qui est fondée sur le pouvoir du peuple. Oublier de dire comme au temps de dictature qu’il faut imposer de gré ou de force le peuple sera soumis à notre volonté et notre projet passe. La municipalité à une panoplie de programme pour cette population N’Djaménoise et par ricochet tchadienne afin de gagner sa confiance et son mérite d’une institution au service de son peuple.



1.Posté par foubouda patalé le 20/05/2010 07:23 (depuis mobile) | Alerter
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à vrai dire, des choses comme ça me font très. les gens prennent de décion sans avis de la population. c'est pas normal.

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