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INTERVIEW

Tchad : Probable candidate aux présidentielles, elle accuse l'homme d'échec en politique


- 23 Mars 2014 modifié le 23 Mars 2014 - 18:41

La Présidente de de l'Union Nationale pour l'Alternance au Tchad (UNAT), Mme Ndjelar Koumadji Mariam a accordée un entretien au journal La Voix.


Propos recueillis par Fernand Fexaude.

La Présidente de de l'Union Nationale pour l'Alternance au Tchad (UNAT), Mme Ndjelar Koumadji.
La Présidente de de l'Union Nationale pour l'Alternance au Tchad (UNAT), Mme Ndjelar Koumadji.
Très audacieuse, la Présidente de l'Union Nationale pour l'Alternance au Tchad (UNAT), Mme Ndjelar Koumadji Mariam, fustige l'hypocrisie du parti au pouvoir et envisage de révolutionner la vie politique tchadienne.

Dites-nous pourquoi vous, vous êtes engagée dans la politique, qui, jusque-là, on pense, que c'est un domaine réservé exclusivement aux hommes ?

(Sourire) Par définition, la politique c'est la gestion de la cité. Et la gestion d'une cité ne vient pas des hommes et la politique n'a ni sexe ni d'école. 

S'engager dans la politique relève simplement d'une conviction. D'ailleurs, s'il faut dire les choses correctement, j'accuse les hommes d'avoir failli dans la politique parceque ces hommes profitent de la politique pour créer des hostilités en Afrique. Ils s'accrochent au pouvoir et refusent l'alternance. N'est-ce pas en RCA, pour apaiser la situation, les hommes ont eu recours à une femme ?

Comment vous est arrivée l'idée de créer un parti politique ?

En effet, l'idée de créer l'UNAT, était dans mon esprit pendant que j'était sur le banc de l'école. Pour être franche, j'avoue que j'était influencée par les grands penseurs du 18ème siècle, notamment le philosophe grec, Aristote en particulier et les anciens leaders politiques charismatiques en général. Après avoir été longtemps observatrice de la scène politique, j'ai décidé de faire la politique. C'était après l'obtention de mon baccalauréat Série D. J'ai donc créer l'Union Nationale Pour l'Alternance en 2006, folio 111 et le siège se trouve précisément au quartier Moursal dans le 6ème arrondissement de N'Djamena. J'avais la conviction et la volonté de planter la germe du féminisme dans le milieu politique tchadien. Etant femme, celle qui subit, celle qui gère la vie des hommes et des enfants,  j'ai le devoir d'apporter ma contribution pour édifier la société. Pour accomplir toute ces nobles missions, il faut l'alternance. Que les femmes ne soient pas laissées pour compte, mais elle doivent avoir une tribune pour militer dans le multipartisme, donc à l'UNAT.

Quelle est l'idéologie de l'UNAT ?

L'UNAT souhaite mettre sur pied une société libre et démocratique dans laquelle les Tchadiens vivront ensemble dans la tolérance, la cohésion, l'harmonie et la complémentarité. Par rapport à ces objectifs, le parti promet de lutter pour le respect des droits fondamentaux des citoyens, le respect de la propriété privée et l'encouragement de la libre entreprise, la solidarité nationale, la participation de la population à la gestion des affaires publiques, la laïcité de l'Etat tchadien, le développement équilibré des différentes régions du Tchad, en tenant compte de leurs spécificités, la valorisation du travail, la restauration de la paix et de la sécurité et le respect de la dignité humaine.

Par ailleurs, le parti opte, selon ses idéologies, pour le respect des principes fondamentaux, régissant les rapports internationaux, d'une politique de paix et d'amitié pour une coopération mutuellement avantageuse et d'une politique de bons voisinage avec les pays limitrophes du Tchad.

​Les élections pointent à l'horizon alors que la question de la biométrie traine. Pensez-vous que le MPS joue un jeu franc ?

Non. La biométrie ne peut pas poser de problèmes au MPS. En effet, la biométrie permet d'associer l'unicité physique de chaque électeur sur les listes électorales, en évitant les votes multiples qui favorisent les fraudes. Elle permet également l'impression de mêmes photographies sur les cartes d'électeurs et les listes électorales. Ce qui est un gage supplémentaire de transparence. 

La biométrie est aussi un investissement unique à capitaliser car, elle permet de disposer des listes électorales définitives qui n'auront plus qu'à êtres périodiquement mises à jour par un procédé de révision rapide et peu couteux. 

En outre, elle est aussi le gage de fiabilité et d'impartialité dans les urnes. Et surtout, lorsqu'on respecte le code électoral, le recensement de la population tchadienne et la non modification de la constitution donneront une résultat apaisé. Et les partis politiques participeront pour la première fois au Tchad, à des élections libres et transparentes qui ne souffrent d'aucune contestation.

Très audacieuse, la Présidente de l'Union Nationale pour l'Alternance au Tchad (UNAT), Mme Ndjelar Koumadji Mariam, fustige l'hypocrisie du parti au pouvoir et envisage de révolutionner la vie politique tchadienne.

Dites-nous pourquoi vous, vous êtes engagée dans la politique, qui, jusque-là, on pense, que c'est un domaine réservé exclusivement aux hommes ?

(Sourire) Par définition, la politique c'est la gestion de la cité. Et la gestion d'une cité ne vient pas des hommes et la politique n'a ni sexe ni d'école. 

S'engager dans la politique relève simplement d'une conviction. D'ailleurs, s'il faut dire les choses correctement, j'accuse les hommes d'avoir failli dans la politique parceque ces hommes profitent de la politique pour créer des hostilités en Afrique. Ils s'accrochent au pouvoir et refusent l'alternance. N'est-ce pas en RCA, pour apaiser la situation, les hommes ont eu recours à une femme ?

Comment vous est arrivée l'idée de créer un parti politique ?

En effet, l'idée de créer l'UNAT, était dans mon esprit pendant que j'était sur le banc de l'école. Pour être franche, j'avoue que j'était influencée par les grands penseurs du 18ème siècle, notamment le philosophe grec, Aristote en particulier et les anciens leaders politiques charismatiques en général. Après avoir été longtemps observatrice de la scène politique, j'ai décidé de faire la politique. C'était après l'obtention de mon baccalauréat Série D. J'ai donc créer l'Union Nationale Pour l'Alternance en 2006, folio 111 et le siège se trouve précisément au quartier Moursal dans le 6ème arrondissement de N'Djamena. J'avais la conviction et la volonté de planter la germe du féminisme dans le milieu politique tchadien. Etant femme, celle qui subit, celle qui gère la vie des hommes et des enfants,  j'ai le devoir d'apporter ma contribution pour édifier la société. Pour accomplir toute ces nobles missions, il faut l'alternance. Que les femmes ne soient pas laissées pour compte, mais elle doivent avoir une tribune pour militer dans le multipartisme, donc à l'UNAT.

Quelle est l'idéologie de l'UNAT ?

L'UNAT souhaite mettre sur pied une société libre et démocratique dans laquelle les Tchadiens vivront ensemble dans la tolérance, la cohésion, l'harmonie et la complémentarité. Par rapport à ces objectifs, le parti promet de lutter pour le respect des droits fondamentaux des citoyens, le respect de la propriété privée et l'encouragement de la libre entreprise, la solidarité nationale, la participation de la population à la gestion des affaires publiques, la laïcité de l'Etat tchadien, le développement équilibré des différentes régions du Tchad, en tenant compte de leurs spécificités, la valorisation du travail, la restauration de la paix et de la sécurité et le respect de la dignité humaine.

Par ailleurs, le parti opte, selon ses idéologies, pour le respect des principes fondamentaux, régissant les rapports internationaux, d'une politique de paix et d'amitié pour une coopération mutuellement avantageuse et d'une politique de bons voisinage avec les pays limitrophes du Tchad.

​Les élections pointent à l'horizon alors que la question de la biométrie traine. Pensez-vous que le MPS joue un jeu franc ?

Non. La biométrie ne peut pas poser de problèmes au MPS. En effet, la biométrie permet d'associer l'unicité physique de chaque électeur sur les listes électorales, en évitant les votes multiples qui favorisent les fraudes. Elle permet également l'impression de mêmes photographies sur les cartes d'électeurs et les listes électorales. Ce qui est un gage supplémentaire de transparence. 

La biométrie est aussi un investissement unique à capitaliser car, elle permet de disposer des listes électorales définitives qui n'auront plus qu'à êtres périodiquement mises à jour par un procédé de révision rapide et peu couteux. 

En outre, elle est aussi le gage de fiabilité et d'impartialité dans les urnes. Et surtout, lorsqu'on respecte le code électoral, le recensement de la population tchadienne et la non modification de la constitution donneront une résultat apaisé. Et les partis politiques participeront pour la première fois au Tchad, à des élections libres et transparentes qui ne souffrent d'aucune contestation.

​Vous comptez déposer votre candidature pour l'élection présidentielle alors que vous êtes alliés du MPS...

Il est vrai, notre parti est allié à la mouvance présidentielle, mais nous pensons qu'aujourd'hui l'alliance est à revoir. Sur ce, le Bureau exécutif de l'UNAT et moi proposons une rencontre avec le Président fondateur du MPS pour revoir ledit accord.

Depuis longtemps, le Mouvement Patriotique du Salut n'a jamais respecté les clauses et c'est à l'horizon électoral qu'il a besoin de nous pour nous flatter. Nous disons attention ! L'UNAT garde toujours sa force politique et nous devons mobiliser nos membres pour affronter les échéances à venir afin de faire mordre la poussière au Mps lors de l'élection présidentielle. En tant que femme, je rêve de diriger ce beau pays un jour.

Comment trouvez-vous le paysage politique tchadien ?

L'UNAT félicite le gouvernement, les partis alliés à la majorité présidentielle et les partis de l'opposition démocratique, la société civile qui se sont accordés afin d'accepter la mise en place de l'équipe du Cadre national de dialogue politique (Cndp) et de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Cependant, nous prions le président de cette institution d'agir avec équité, probité et en toute impartialité lors des échéances à venir.

Aussi, l'UNAT souhaite la révision des fichiers électoraux. Alors la Céni doit donc au préalable organiser un recensement démographique afin de disposer des données actualisés fiables sur la population tchadienne; pour cerner le corps électoral et bien déterminer le chiffre exact de la population aux futures échéances, il faut des cartes d'électeurs informatisés et sécurisés, respecter le délai d'affichage de la liste électorale.


La Présidente de de l'Union Nationale pour l'Alternance au Tchad (UNAT), Mme Ndjelar Koumadji.
La Présidente de de l'Union Nationale pour l'Alternance au Tchad (UNAT), Mme Ndjelar Koumadji.
Selon vous, comment peut-on expliquer le phénomène galopant de l'insécurité dans la ville de N'Djamena ?

C'est écoeurant! La situation de la sécurité publique dans notre pays est préoccupante. Nous sommes tous exposés. Pourtant, la sécurité est indispensable pour attirer les investisseurs dans notre pays afin de booster son développement économique. D'ailleurs, la Constitution de la République du Tchad, en son article 197 confie cinq missions à l'organe exécutif. Parmi ces cinq missions, il est demandé à l'Etat de veiller d'abord à sa propre sécurité, d'assurer le maintien et le rétablissement de l'ordre public, à la sécurité des personnes et des biens, à la tranquillité et à la salubrité publique et enfin d'assurer le respect des lois et règlements. Au vu de son pouvoir régalien, l'Etat doit s'imposer avec tous les moyens possibles. Un grand penseur du 18ème siècle disait que l'Etat est le monstre de tous les monstres. De ce fait, il est inadmissible qu'un groupuscule défie l'Etat et continue d'endeuiller nos familles. 

En décryptant les causes du phénomène de la criminalité, du banditisme, partout au Tchad, l'UNAT cite les mauvais recrutement du corps des bérets noirs, la mauvaise formation, le manque de niveau d'instruction des policiers, le manque de civisme, de motivation qui incite les policiers à la raquette et au vol de tout genre. Il est inadmissible qu'on recrute à la police par affinité familiale et amicale. Ce qui fait que des lois, on recrute même des malades qui sont incapables de rattraper un brigand à 100 mètres. C'est pourquoi nous proposons au gouvernement de revoir la positon des agents de sécurité publique en créant une unité ou inspection pour contrôler des agents véreux qui profitent sur la population par des arnaques et autres. 

Qui est Ndjelar Koumadji Mariam du point de vue social ?

(Rire) Saviez-vous qu'il n'est pas sage de parler de soi. Tout de même, puisque la question est posée, je vais y répondre. Je suis Ndjelar Koumadji Mariam. Née à N'Djamena où j'ai fait mes études primaires, secondaires et universitaires. Nantie de plusieurs diplômes, notamment d'un BTS, option banque et assurance dans un institut de la place, d'un diplôme en comptabilité et gestion (DCG), obtenu à Ecole de Comptabilité française à Lyon en France, je prépare actuellement en France un diplôme pour une spécialisation de comptable-gestionnaire au Centre internationale d'Etude et de Comptabilité à Paris 8ème.

Par ailleurs, du point de vue professionnel, j'ai à mon actif plusieurs expériences professionnelles, notamment au Tchad ainsi qu'en France. pendant mes études au Tchad, j'étais correspondante du Bureau central des équipements d'Outre-mer à N'Djamena (BCEOM/Tchad). Arrivée en 2006 en France, j'ai été assistante des juristes spécialisés en droit locatif à Paris 16ème et parallèlement, j'étais animatrice des enfants dans des écoles maternelles à Paris. Et à côté, je suis promotrice d'une entreprise d'import-export à Paris. Aussi, j'ai à mon actif, une formation linguistique à l'institut Sanz School à Maryland aux Etats-Unis. Enfin, je suis mère d'une fillette. 

Propos recueillis par Fernand Fexaude.


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