Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
POINT DE VUE

Tchad : dérive raciste et dérapage d'opportuniste


Alwihda Info | Par Dr Djiddi Ali - 17 Août 2017 modifié le 17 Août 2017 - 20:29

Droit de réponse de Djiddi Ali qui a saisi le Haut Conseil de la Communication HCC suite à la publication d'Abba Garde épinglant quelques responsables Tchadiens sur leur appartenance éthnique et leur couleur de peau pour les accuser de prendre le Tchad en otage.


Le dérive raciste et dérapage d'opportuniste!

Tchad : dérive raciste et dérapage d'opportuniste
La presse libre et écrite tchadienne est parfois truffée d'amateurisme à cause de certaines plumée innocemment cruelles, trempées sans vergogne dans le sang de l'infamie et dans la sueur nauséeuse du racisme ambiant.

Le N°176 d'Abba-Garde du 10 Août intitule dans une de ses pages " les descendants de colons colonisent toujours" et au bougre plumier de descendre très bas pour épigrammatiser sur les femmes et les tchadiens d'origine métisse.
Je suis tout à fait d'accord si le faux-journaliste s'en tint à des reproches de ces personnes dans leur gestion de la République mais hélas l'antibalaka moderne, "pur sang africain sans mélange selon lui et pedigree tarés aux rythmes de sa pureté des gamètes qui l'ont conçu, dans son euphorie de plumier raciste à l'embonpoint simiesque d'un gorille arriéré, Moussaye Avenir de la Tchiré a lâché une flèche codo-rouge contre moi et mon propre métissage.

Métissage biologique par tous ces sangs qui parcourent mes veinules et artérioles mais aussi métis culturels par mon parcours scolaire du primaire mixte, du collège-lycée catholique et école coranique, je m'insurge contre ce petit journaliste véreux connu pour sa hargne et sa dérive raciste.

Stigmatiser des hommes et des femmes sur la couleur de leur peau et de leur origine est un faux-pas impardonnable pour un journaliste. Celui-là, archétype d'un pigiste éméché par un alcool frelaté et par un vécu affectif antérieur tribal ou régionaliste, semble écrire comme il veut, sans réfléchir, sans rendre compte dans un pays de juges corrompus et sous la barbe des organes de régulation de la presse.

Et une écriture sans réflexion, à type de Radio-Mille-Collines du Rwanda, laisse présager une vendetta méritée contre Moussaye, un voyou tribal digne de Ku-Klux-Klan des USA. La vendetta intellectuelle contre cette plume obscure, fétichiste et foncièrement raciste, douloureusement anarchiste par son goût insipide voire vénéneux.

Le menteur Moussaye croit convaincre son lectorat dont j'en suis un que Tombalbaye et Habré ont vomi les métis. Ah bon? Et alors pourquoi ces deux-là peuvent être plus saints que d'autres? En quoi ils sont prophètes pour servir d'exemples? Habré peut-il haïr Mme Raymonde, mère de ses enfants? Grossier mensonge d'un menteur sans souvenir ni repères!!

Dénoncer la mauvaise gestion est digne de tout journaliste sérieux et capable d'une plume pure. Mais quand un nain intellectuel poussé par ses aînés tribaux ou racistes écrit des logorrhées fétides alors ça donne tout juste de l'insolence et du racisme infect.

Les métis ont toujours fait le monde! Ils sont indéboulonnables sur la trajectoire de l'humanité. Celui, niais ou nigaud, qui veut s'opposer sous les tropiques à cette réalité de métissage des hommes et des cultures, est un taré figé, englué dans la fange de son "impureté de sa pureté de gamètes". Des gamètes recyclés maintes fois et sans apports extérieurs qui mourront des maladies génétiques dont sûrement l'une engerbe le cerveau obtus de l'auteur de cet article raciste.

L'on peut bien accabler ou juger un métis sans jamais se référer à sa couleur de peau et sans jamais évoquer ses origines. C'est un exercice intellectuel qui manque aux petites plumes de haineux aux rêves de génocidaires tapis en eux.

Quel gâchis pour les Tchad de voir le racisme prospérer sous la plume des apprentis-sorciers d'une presse calomnieuse et bassement de clivage. Quelle désolation pour le Tchad!!!

Dr Djiddi Ali