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REPORTAGE

Tchad, les remous sociaux prennent une dimension inquiétante?


Alwihda Info | Par Garba Mathieu - 27 Novembre 2014 modifié le 27 Novembre 2014 - 16:27

La ville de Ndjamena comme le reste des grandes villes sont prises en otage par les forces de sécurité. Des véhicules de policiers et de gendarmes suréquipés patrouillent quotidiennement dans presque tous les quartiers. La population est angoissée. Un mauvais pressentiment?


credit photo
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Ndjamena et quelques grandes villes du pays semblent être en état d’alerte. Depuis un certain temps nous assistons à des manifestations et des grèves répétitives des fonctionnaires et étudiants qui réclament leurs droits. Des enseignants chercheurs aux étudiants, nous sommes passés aux enseignants du secondaire et primaire qui revendiquent leurs salaires et de  meilleures conditions de travail. Les huissiers, les notaires et les avocats sont entrés dans la danse à leur tour le jeudi passé.
La ville de Ndjamena est prise en otage par les forces de sécurité. Des véhicules de policiers et gendarmes suréquipés patrouillent dans presque tous les quartiers. Sans une petite notion professionnelle, ces policiers sont prêts a tabasser les manifestants voire les innocents. Les manifestations ne sont-elles pas des droits constitutionnels ? Au lieu de cadrer les manifestations, notre fameuse police a procédé aux arrestations systématiques des personnes ciblées. De l’avis des hautes autorités, ces manifestations ne sont pas autorisées d’où la répression violente. Le ministre de l’enseignement supérieur a déjà qualifié de conspirateurs, les étudiants qui sont sortis pour exprimer leur ras le bol.
Les groupes d’intervention de la police nationale (GIPN) sont des unités d’élite de la police nationale, à vocation régionale, amenées à intervenir dans des situations d'extrême violence ou à haut risque tel que les prises d'otages, les actes de terrorisme, les mutineries dans les prisons ou les interpellations d'individus dangereux ou de forcenés. Ils disposent de compétences et de savoir-faire spécifiques qui leur permettent de se présenter comme les composantes spécialisées de la police nationale, disposant d'une technicité supérieure. Ce sont ces capacités qui leur permettent d'atteindre le niveau d'efficacité nécessaire à leurs missions. Mais l’expérience a montré le contraire. Ils sont lâchés, sans hésitation sur les simples élèves et étudiants qui ne sont, d’ailleurs pas, une menace réelle.
 


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