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AFRIQUE

Trafique d’ivoire, le Tchad doit réagir sévèrement !


Alwihda Info | Par - 12 Août 2013 modifié le 12 Août 2013 - 20:36

Les Tchadiens doivent savoir que la richesse d’un pays ne se résume pas seulement aux ressources du sous-sol comme le pétrole, l’or, l’uranium… Nous devons diversifiés nos ressources en mettant en valeur nos ressources fauniques, le tourisme, l’agriculture, l’élevage le commerce international et la promotion des industries de transformation. Il est de notre devoir de préserver notre faune afin de la léguer en héritage aux générations futures. Il sera inadmissible qu’on leur laisse en souvenirs des images photos ou vidéos de notre faune.


Des éléphants abattus par des braconniers. Crédits photos : Reuteurs.
Des éléphants abattus par des braconniers. Crédits photos : Reuteurs.
À la suite d’une vaste enquête diligentée par l’ONG « Last Great Ape Organization », les autorités togolaises ont opéré une saisie majeure de 725 kg d’ivoire transformé principalement en objets d’art sculptés et de figurines. Émile N’bouke, un commerçant de nationalité togolaise, présumé chef du réseau, opérait dans le domaine de l’ivoire depuis quatre décennies. Il était secondé dans son commerce illicite par un ressortissant guinéen. Ils auraient participé par leur activité à l’abatage de plus de 10.000 éléphants en Afrique de l’Ouest.

Monsieur Émile N’bouke avait affirmé détenir « une autorisation spéciale » émise par les autorités(?). Cette grosse pointure des trafiquants d’ivoire, appelé respectueusement par ses pairs « le Boss », reconnaissait devant les cameras de la télévision que ces kilogrammes d’ivoire lui appartenait et qu’il les avait fait venir du Tchad. Cette déclaration nous indigne profondément. Ce Monsieur N’bouke et son réseau sont-ils responsables de la disparition de combien d’éléphants dans notre pays? Dieu seul, le sait! Les autorités policières et judicaires de notre pays doivent collaborer avec leurs collègues togolais pour faire le ménage au pays de Toumaï.

Nous nous posons cette question qui nous brule les lèvres. Où sont ceux qui sont chargés de réprimer le braconnage et le trafic d’ivoire dans notre pays, ne font-ils pas leur travail dans les règles? Nous ne pouvons pas comprendre que le Tchad qui investi des millions de francs CFA en moyens roulants, en armements, en équipements et en salaires pour lutter contre le trafic d’ivoire et le braconnage, puisse permettre par la faute des brebis galeuses, à des trafiquants venus d’aussi loin que le Togo, à plus de 2800 kilomètres de notre pays pour braconner, trafiquer et piller notre faune. Cela n’honore aucunement notre pays.

Les Tchadiens doivent savoir que la richesse d’un pays ne se résume pas seulement aux ressources du sous-sol comme le pétrole, l’or, l’uranium… Nous devons diversifiés nos ressources en mettant en valeur nos ressources fauniques, le tourisme, l’agriculture, l’élevage le commerce international et la promotion des industries de transformation. Il est de notre devoir de préserver notre faune afin de la léguer en héritage aux générations futures. Il sera inadmissible qu’on leur laisse en souvenirs des images photos ou vidéos de notre faune.

Au vu des informations sur ce vaste réseau de trafiquants démantelé au Togo, et qui a des liens directs avec notre faune déjà fragilisée par les nombreuses années de guerre, le Président de la République Idriss Deby Itno doit s’investir encore davantage, en donnant des consignes fermes aux autorités judiciaires et sécuritaires pour mettre sur pied, des mesures sévères de lutte contre le braconnage et le trafic. Notre pays doit décréter une amnistie à la nature et à notre faune. Notre pays doit signer un pacte avec la faune et la flore en punissant à des lourdes peines d’emprisonnement tout braconnier ou trafiquant appréhendés sur notre territoire. Le Tchad doit devenir l’enfer, le cauchemar et la hantise des braconniers et trafiquants d’animaux exotiques et d’ivoire. Nous devons transformés notre pays en un havre de paix et de quiétude pour nos éléphants et tous les autres animaux qui y vivent sur son territoire.

Une enquête sérieuse doit être diligentée dans la transparence et l’intérêt national, afin d’identifier les éventuels complices des trafiquants d’ivoire appréhendés au Togo. Nous devons voir partout, du coté de ceux chargés de lutter contre le braconnage et qui pourraient bien être des acteurs importants dans les réseaux de braconnage et de trafic. Ils ne peuvent percevoir des salaires et utiliser les moyens de l’état pour détruire notre faune. Le Tchad doit être fier de Madame Stéphanie Vigneault qui se bat courageusement depuis des années pour la défense de nos éléphants. Elle mérite plus qu’une décoration de distinction nationale. Elle mérite notre estime et notre reconnaissance.

Si un réseau international a pu se créer avec des trafiquants vivant à plusieurs milliers de kilomètres de notre pays, rien ne peut empêcher des narcotrafiquants se trouvant à nos portes (Nigeria, Libye, Niger et Soudan) de créer eux aussi une nébuleuse terroriste dans notre pays, et menacer notre sécurité, et ce, en jouant de la corruption. L’affaire du réseau de trafic d’ivoire démantelé au Togo est grave, on doit trouver les coupables de cette entreprise mafieuse qui permet à des trafiquants venus du Togo et de l’Asie de faire des affaires illicites dans notre pays. L’état tchadien doit sévir et démasquer les principaux responsables (complices) de ce réseau du coté tchadien. Car rien ne dit le contraire que ceux qui permettent aux trafiquants de venir braconner, détruire notre faune et tuer nos éléphants, ne peuvent aussi ouvrir des brèches aux terroristes pour déstabiliser nos institutions et notre pays.

Moussa Guetane
Moussa Guetane, rédaction d'Alwihda Info. En savoir plus sur cet auteur


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