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AFRIQUE

Triennale de l'ADEA : besoin d'investir dans les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mat


- 8 Juillet 2016 modifié le 8 Juillet 2016 - 09:32


Triennale de l'ADEA : besoin d'investir dans les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mat
Abidjan, le 7 juillet 2016 – Après une première réunion au Gabon dédiée à l’Afrique centrale en mai 2016, l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) a tenu une deuxième consultation régionale pour sa Triennale 2017 visant à promouvoir les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques dans l’enseignement en Afrique.
Les 13 et 14 juin 2016, Dakar, au Sénégal, a donc accueilli la réunion dédiée cette fois à la région de l’Afrique de l’Ouest, et organisée sous l’égide du ministère sénégalais de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Y ont participé des experts du secteur de l’éducation venus du Burkina-Faso, de Côte d’Ivoire, du Mali, du Nigeria et du Sénégal. 
Ces consultations menées par l’ADEA sont l’occasion de souligner l’importance des sciences, des mathématiques et des nouvelles technologies et, partant, la nécessité de leur donner une place prépondérante dans les systèmes d’enseignement et de formation en Afrique. 
La réunion de Dakar a permis aux participants de partager les enseignements tirés de leurs expériences respectives, les bonnes pratiques et les innovations à succès en Afrique et ailleurs, afin de répondre aux défis identifiés spécifiques à l’Afrique de l’Ouest et de pouvoir « recréer » les conditions et facteurs d’une mise en œuvre réussie d’un tel enseignement dans la région. Ce, dans la perspective de bâtir des économies et des sociétés africaines du savoir.
« Les sciences, les mathématiques et les nouvelles technologies sont des moteurs de développement », a déclaré le secrétaire général de la Conférence des ministres de l’Education des pays ayant le français en partage (Confemen), Jacques Boureima Ki, qui s’est félicité de cette rencontre au thème porteur d’enjeux pour l’Afrique. Et d’ajouter : « Dans ce domaine, l’Afrique fait face à des difficultés que sont l’indisponibilité des enseignants, les formes d’apprentissage et le peu d’engouement manifesté par les élèves à apprendre ces disciplines ».
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Sénégal, Mary Teuw Niane, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de la consultation à Dakar, a tenu à saluer une initiative « en parfaite cohérence avec la politique menée au Sénégal pour développer ces filières scientifiques ». De fait, le Sénégal a organisé depuis 2013 plusieurs concertations nationales sur l’avenir de l’enseignement supérieur, dont certaines sur le développement des sciences et des technologies. Mais y parvenir, de l’avis du ministre, impliqué de développer, au préalable, les ressources humaines, l’environnement de la recherche et une meilleure gouvernance. Au Sénégal, « au niveau social, il y a une politique de discrimination positive en faveur des bacheliers titulaires de baccalauréats scientifiques et techniques », a indiqué M. Mary Teuw Niane.
A la clôture de l’événement, Mamadou Talla, ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat du Sénégal, a abondé dans le même sens : « l’émergence de l’Afrique ne saurait s’envisager sans des ressources humaines de qualité, sans une maîtrise de la science. Il est important d’avoir un système économique performant et orienté vers les techniques, les sciences, et les formations professionnalisantes. C’est ce qui permettra au continent d’asseoir une société de la connaissance fondée sur les bonnes pratiques de gouvernance qui favorisent la démocratisation de l’éducation et l’inclusion de tous. L’appropriation des avancées technologiques participe à l’éradication de la pauvreté » a-t-il déclaré lors de la cérémonie de clôture. 
En marge de la consultation régionale de Dakar, Oley Dibba Wadda, secrétaire exécutive de l’ADEA, a été reçue en audience par président de la République du Sénégal, Macky Sall, qui préside par ailleurs le Comité des dix chefs d’Etat africains champions sur l’Education, les Sciences et les Technologies. Ils ont échangé sur les enjeux de la prochaine Triennale de l’ADEA et de la mobilisation des pays africains en faveur de ce grand forum dédié à l’éducation et la formation en Afrique.
« L’ADEA est sortie de cette audience avec un engagement très fort du chef de l’Etat Macky Sall, l’engagement à aider à mobiliser les neuf autres chefs d’Etat champions et à promouvoir la Triennale 2017 au niveau africain » a déclaré Mme Dibba-Wadda aux medias. 
La prochaine consultation régionale de l’ADEA sur la promotion de la science, des mathématiques et des technologies, qui ciblera cette fois la région de l’Afrique du Nord, aura lieu à Marrakech, au Maroc, du 13 au 14 juillet 2016://2 . Le Centre pour l’enseignement des mathématiques, des sciences et de la technologie en Afrique (CEMASTEA par acronyme anglais), qui a son siège au Kenya, et le coordonnateur général de la Triennale, Mamadou Ndoye, travaillent aux préparatifs.


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