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Turquie : limogeage de 1684 militaires et fermeture de 64 médias


Alwihda Info | Par Islam Assadallah - 27 Juillet 2016 modifié le 28 Juillet 2016 - 08:25

Près de 1.700 militaires ont été congédiés et plus de 130 organes de presse dans le cadre d'une vaste répression suivant la tentative de coup d'Etat du 15 juillet… c'est ce qui a été annoncé mercredi 27 juillet 2016 par les autorités turques.


Les autorités turques ont assuré avoir interpellé plus de 15.000 personnes, dont plus de 10.000 militaires, depuis le putsch avorté d'il y a près de deux semaines. 1.684 soldats ont été démis de leurs fonctions et 3 agences de presse, 16 chaînes de télévision et 45 quotidiens ont été ordonnés de mettre la clef sous la porte.

Ces nouvelles mesures prises par Ankara n'ont pas manqué de soulever les inquiétudes des associations de droits humains et des alliés occidentaux du pays : tous craignent de voir le président Recep Tayyip Erdogan profiter de la tentative ratée de coup d'Etat pour accentuer son emprise sur le pays.

Le porte-parole du département d'Etat américain a assuré lors d'un point de presse que les Etats-Unis comprennent la nécessité éprouvée par la Turquie d'arrêter les auteurs du putsch mais conçoivent quand même l'arrestation d'encore plus de journalistes comme une évolution "troublante".

De son coté, Amnesty International accuse le gouvernement de torture sur les détenus arrêtés après le putsch du 15 juillet 2016 et demande aux autorités turques d'ouvrir les portes des centres de détention.

« Si la Turquie respecte l'Etat de droit, que le gouvernement autorise les observateurs indépendants du Comité européen pour la prévention de la torture à venir inspecter les centres de détentions où sont retenues plus de 10.000 personnes arrêtées après le putsch », dit Sylvie Brigot-Vilain, directrice générale d'Amnesty International France.

La réaction des autorités turques n'a pas tardi. Özgür Çinar, Consul général de Turquie à Strasbourg, a affirmé que « l'Etat de droit est toujours en cours en Turquie malgré l'état d'urgence de 3 mois décrété. Il n'y a pas d'atteinte aux droits et aux libertés de nos concitoyens ».

Mais il a reconnu quand même « un nettoyage de ce groupe [les partisans de Fethullah Gülen accusés du putsch] qui a infiltré toutes les institutions de l'Etat au cours des dernières décennies » via 9.000 détentions, l'annulation de la licence d'enseigner de 20.000 professeurs et le licenciement de plus de 25.000 autres fonctionnaires.


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