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COMMUNIQUE

Un univers d'opportunités pour les entreprises africaines


Alwihda Info | Par - 23 Octobre 2013 modifié le 23 Octobre 2013 - 13:05

Un univers d'opportunités pour les entreprises africaines, mais il est d'une importance fondamentale d'en comprendre les complexités, affirme DHL


LE CAP, Afrique du Sud, -- Avec le développement de l'industrie du commerce électronique et la facilité toujours croissante de conduire des affaires par voie électronique dans le monde entier, il n'est pas surprenant de constater que de plus en plus d'entreprises choisissent le commerce transnational pour tirer avantage des activités d'exportation et d'importation des marchandises, qui sont potentiellement génératrices de revenus. Même s'il existe de nombreuses opportunités commerciales intéressantes, du fait que les marchés internationaux continuent de démontrer un intérêt pour les produits et services locaux africains et vice versa, le commerce international demeure un processus complexe, qui n'est pas géré de manière adéquate et qui peut créer des situations défavorables pour les entreprises et leurs partenaires, en particulier les petites et les moyennes entreprises qui essaient de tirer profit du marché mondial. Ceci est l'opinion de Oliver Facey, vice-président des Opérations chez DHL Express en Afrique sub-saharienne (http://www.dhl.com), qui affirme qu'il est important pour les entreprises de connaitre les différentes règles commerciales, de même que leurs conséquences éventuelles, lors de la circulation transfrontalière des marchandises en Afrique et à l'étranger. Facey attire l’attention sur le dernier rapport Doing Business de la Banque mondiale 2013 qui révèle que l'Afrique sub-saharienne enregistre le plus grand nombre d'améliorations dans le classement depuis l'année dernière, du fait que les pratiques réglementaires commerciales convergent dans divers pays et qu'elles comblent l'écart avec leurs homologues européens. La région reste cependant la moins performante, si l’on considère les défis auxquels les entreprises locales ont à faire face pour bien comprendre les exigences en matière de documents et les procédures douanières. En conséquence, les entreprises ont besoin d'avoir une bonnecompréhension des exigences douanières qui leur sont applicables concernant l'origine et la destination de leurs produits, afin de réduire les éventuels retards et les coûts supplémentaires lors du passage des frontières, qui risqueraient dans le cas contraire d'avoir des répercussions sur leurs profits et leurs niveaux de service attendus en matière de transport. Facey propose quelques indications aux entreprises locales, qui devraient leur permettre d'assurer un processus d'expédition en douceur. « Avant toute chose, les douanes exigent normalement que l'importateur ou l'exportateur s'enregistre en tant qu'importateur/exportateur avant toute transaction à l'international. A la suite de cela, les entreprises doivent s'assurer qu'elles sont bien en possession des documents appropriés ». « Dans la liste des documents habituellement demandés, se trouvent des certificats indiquant la preuve de l'origine des produits, du fait que certaines marchandises sont susceptibles d'attirer des taux d'accises avantageux, en fonction de leur pays d'origine. Il existe aussi d'autres marchandises qui exigent l'inspection et la libération des produits par d'autres agences gouvernementales, tel que le ministère de la Santé, c'est pourquoi il est impératif de demander si les marchandises expédiées à partir de pays spécifiques exigent des permis supplémentaires ». Des factures doivent également être fournies, et celles-ci doivent être établies dans un format spécifique et comprendre l'objet du produit (commercial ou non commercial) ainsi que la preuve de leurs valeurs. « Les autorités douanières ont le droit d'arrêter, retenir et inspecter physiquement toute cargaison entrant ou sortant du pays. Au cours de cette phase, le produit est soumis par la douane à divers contrôles, tels que l'évaluation de manière à déterminer si le prix payé aufournisseur correspond bien à la valeur déclarée en douane. Il y aura des conséquences financières, juridiques et sur les services si ces points de détail diffèrent », affirme Facey. Les marchandises sont codées par un numéro tarifaire et par conséquent, un code tarifaire harmonisé sera attribué au produit, qui est un code qui détermine les droits de douane à payer pour cette marchandise en particulier. « Un autre aspect à prendre en compte est l’existence d’exigences spéciales pour le pays spécifique où le produit est à expédier, concernant notamment les imports/exports temporaires et les restrictions », déclare Facey. « Il existe des marchandises prohibées et réglementées qui peuvent être expédiées à l'intérieur du pays et hors de celui-ci uniquement au moyen d'un permis ou d'une autorisation, tels que les produits végétaux qui exigent un certificat phytosanitaire ou les médicaments et les substances classifiées qui exigent généralement un certificat médical délivré par le Conseil». Facey affirme qu'afin de garantir un processus d'expédition sans encombre, à la fois pour l'entreprise et pour le client, il est indispensable pour les entreprises d'assurer la transparence et la traçabilité dans le processus de transport. « Cela aidera non seulement à maintenir le client informé, mais permettra également à l'entreprise d’éviter les retards en cas d'interruption du processus. Sachant une interruption possible, une entreprise peut alors aider à résoudre le problème rapidement et efficacement, et dans certains cas, le retard a des chances d'être résolu par l'apport de données ou de formulaires supplémentaires ». La vitesse de livraison envisagée est également à prendre en compte dans l'évaluation des besoins en transports de l'entreprise. « Les entreprises doivent calquer les besoins des transports aux besoins du client, qui peuvent être classés par catégorie : la taille, l'urgence, le coût, la rapidité et la complexité de l'expédition », affirme Facey. En raison de la complexité des procédures et des processus, il est conseillé de demander de l'aide aux prestataires de services compétents qui seront en mesure d'appuyer et de conseiller en fonction des besoins individuels d'une entreprise.« Ceci permet d'obtenir de bonnes connaissances locales et une aide concernant le processus de dédouanement et ses procédures. Cela permettra également de garantir que toutes les exigences soient réunies et comprises avant l'expédition, ainsi que de répondre aux attentes des clients et leur permettre de s'y retrouver dans les procédures parfois très compliquées ». « En tenant bien compte des procédures et de la terminologie existantes dans les transactions d'entrée des différents marchés, les entreprises africaines ont les moyens de construire un développement à long terme qui conduira à un commerce international encore plus fructueux », conclut Facey.

Sadam Ahmat
Rédaction d'Alwihda Info. En savoir plus sur cet auteur

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