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AFRIQUE

Union africaine: les grands défits de Jean Ping, nouveau président de la Commission de l'UA


Alwihda Info | Par - ҖЭBIЯ - - 4 Mai 2008 modifié le 4 Mai 2008 - 23:48

Il va sans dire que le nouveau responsable de la Commission aura du pain sur la planche, mais vu qu’il bénéficie de l’appui incontestable du doyen des chefs d’Etat africain, il est à parier que les autres chefs d’Etat ne lui créeront pas trop d’obstacles et lui apporteront également leur soutien dans la construction de l’Union Africaine avec tous ses corollaires. C’est en partie le problème auquel était confronté le Professeur Konaré quand il voulait les traiter comme pairs. Il venait juste de quitter la présidence du Mali où il a contribué significativement à l’établissement de la démocratie. C’est aussi l’une des raisons qui n’ont pas facilité sa tâche à la tête de la Commission.


Union africaine: les grands défits de Jean Ping, nouveau président de la Commission de l'UA

Par Dr Djimé Adoum, tchadnews.info

Dimanche 4 mai 2008 : Les grands défis de Jean Ping, nouveau président de la Commission de l’Union africaine! Par Dr Djimé Adoum, tchadnews.info, sahelien@hotmail.com

Ancien ministre gabonais des Affaires étrangères, M. Jean Ping fut élu Président de la Commission de l’Union africaine lors du dernier sommet de l’Union africaine tenu à Addis Ababa en remplacement du président sortant le malien Alpha Oumar Konare. Les défis auxquels le nouveau patron de la Commission doit faire face sont très nombreux et complexes. L’espace ne nous permet pas de les inventorier tous mais nous allons soulever quelques uns qui font la Une ces derniers temps. Nous reviendrons en détail dans nos prochaines livraisons.

D’abord le contexte socio-politico-économique dans lequel se trouve l’Afrique subsaharienne ne s’est pas du tout amélioré depuis la fameuse déclaration du président sortant ” l’Afrique allait brûler si rien n’est fait. “ Au contraire, il s’est détérioré à cause des guerres qui sévissent au Soudan, au Tchad, en Centrafrique et au Burundi. Compte tenu de ces guerres et des autres fléaux qui sévissent dans la sous-région, l’inquiétude est plus que réelle. La situation explosive du Zimbabwe vient encore en rajouter au chaudron africain.

Ensuite le contexte conjoncturel mondial de la flambée des prix des denrées alimentaires rend plus précaire la survie des familles subsahariennes dont le niveau de vie ne s’est pas amélioré malgré les retombées des revenus dont bénéficient la plupart de leurs pays. La famine bat son plein, les cris d’alarme sont de plus en plus fréquents. Le président Bush, le Secrétaire Général des Nations unies et le président de la Banque mondiale viennent et/ou appellent au secours. Tout le monde a peur des dimensions catastrophiques qui peuvent découler de cette crise dénommée tsunami silencieux et qui rend encore plus dures les difficultés auxquelles seront confrontées les habitants et les gouvernements de l’Afrique subsaharienne.

Tous ces facteurs rendent très difficile la création des conditions et infrastructures socio-économiques fiables pouvant contribuer à l’essor nécessaire pour un développement durable sur le long terme. Dans ces conditions, les grands défis de celui que le Président Bongo appelle avec affection “Mao” risqueraient de se multiplier. Il n’est un secret pour personne que la confection et la mise en place d’un programme de développement durable nécessite que règne la paix et la tranquillité car, comme le dit si bien le Président Gabonais, « l’argent n’aime pas le bruit. » Or, nous savons que cette denrée fait défaut dans certaines parties du continent et cette donnée ne doit pas être négligée. Plus cette situation de guerre et de destruction perdure, plus nous avançons progressivement vers la prophétie du professeur Alpha Oumar Konare.

Il va donc sans dire que le nouveau responsable de la Commission aura du pain sur la planche, mais vu qu’il bénéficie de l’appui incontestable du doyen des chefs d’Etat africain, il est à parier que les autres chefs d’Etat ne lui créeront pas trop d’obstacles et lui apporteront également leur soutien dans la construction de l’Union Africaine avec tous ses corollaires. C’est en partie le problème auquel était confronté le Professeur Konaré quand il voulait les traiter comme pairs. Il venait juste de quitter la présidence du Mali où il a contribué significativement à l’établissement de la démocratie. C’est aussi l’une des raisons qui n’ont pas facilité sa tâche à la tête de la Commission.

Les défis sont majeurs mais les solutions sont aussi à bonne portée pour peu que la volonté politique des chefs d’Etat se manifeste dans le bon sens. L’Afrique subsaharienne connait des problèmes et il est plus que temps que les uns et les autres se retroussent les manches pour travailler ensemble aux solutions qui ne sont pas si difficiles à trouver et à mettre en œuvre dès lors que les engagements pris se traduisent dans les faits. Bonne chance à “Mao”


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