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AFRIQUE

Visite de travail à Kinshasa : Sassou N'Guesso échange avec la classe politique et la société civile


Alwihda Info | Par Arcy Ouenabio - 20 Janvier 2017 modifié le 20 Janvier 2017 - 19:39

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso a séjourné à Kinshasa le 19 janvier 2016 pour une visite de travail. A cette occasion, le chef de l’Etat congolais a rencontré les acteurs politiques et de la société civile de RDC, notamment la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), dont il a encouragé les bons offices.


Poignée de main Sassou-Badibanga à Kinshasa ( photo Africa 243)
Poignée de main Sassou-Badibanga à Kinshasa ( photo Africa 243)
Dès le début, le président Denis Sassou N’Guesso offre ses bons offices dans le processus de dialogue entre les acteurs politiques de la RDC, en vue d’un compromis qui permettrait une gestion apaisée de la période post-19 décembre 2016. Au cours sa visite de travail à Kinshasa, le président congolais a, tour à tour, reçu le premier ministre congolais, M. Samy Badibanga Nkita et une délégation de la CENCO conduite par Mgr Marcel Utembi.

« Le président Sassou est confiant… »

«Le président Sassou est l’une des personnes qui ont encouragé, dès le début, les bons offices de la CENCO qu’il a même qualifiée de dernier rempart. Il a sincèrement félicité les évêques tout en leur demandant de bien accoster », a déclaré le porte-parole de la CENCO, l’Abbé Donatien Nshole, à l’issue de l’audience.

Pour lui, «il était normale que le président Sassou en vienne aux nouvelles et c’était l’occasion pour les évêques de lui faire un état des lieux de ce qui se fait maintenant et, naturellement, de recevoir quelques conseils de sage », a poursuivi l’Abbé Nsholé, selon qui le président Sassou « a comparé le stade actuel du travail des évêques à un bateau qui veut accoster. Il y a toutes les manœuvres qui doivent être faites pour que l’accostage se fasse dans les bonnes conditions », a dit le porte-parole de la CENCO. Et d’ajouter : « Rien n’est facile. Mais, le président Sassou est confiant du travail des évêques. Il est optimiste que tout irait bien », a poursuivi l’Abbé Nsholé.

Un accord global et inclusif a été conclu depuis le 31 décembre 2016 entre le camp au pouvoir et l’opposition. Cet accord prévoit une cogestion de la transition entre toutes les parties signataires et la tenue en décembre 2017 des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales. Selon ce compromis politique, le président Joseph Kabila, dont le deuxième et dernier mandat a pris fin le 19 décembre 2016, reste en fonction jusqu’à l’élection de son successeur. Cependant, les discussions sur le partage des postes rencontrent un blocage.

Face à l’absence de compromis, la CENCO a sommé les acteurs politiques de conclure les travaux ce samedi 21 janvier 2016. « Raisonnablement, les évêques pensent que le travail peut être fini le samedi », a dit le porte-parole de la CENCO à la presse. Il s’est dit confiant quant à ceux qui n’ont toujours pas signé l’accord politique et assure qu’« il y a des pourparlers avec ceux qui n’ont pas encore signé. Rien n’est perdu ».

Tout juste après la CENCO, le président Denis Sassou N’Guesso a reçu le premier ministre de la RDC, Samy Badibanga. Pendant 20 minutes environ, les deux personnalités ont fait un tour d’horizon des questions de l’heure, selon Samy Badibanga qui s’est dit honoré d’être « reçu par le président Sassou. Nous avons parlé effectivement des questions d’actualité, de la question de l’accord du 18 octobre et de l’accord du 31 décembre, pour voir un peu jusqu’où peuvent amener ces discutions », a déclaré le premier ministre de la RDC, au sortir de l’audience.

Samy Badibanga fait partie de ceux qui n’ont pas encore signé l’Accord du 31 décembre 2016. Il «espère […] que l’atterrissage va se faire en douceur et qu’en définitif, il y aura un compromis pour permettre à toutes les forces politiques de se retrouver dans cet accord et avoir un équilibre qui sera respecté, en fonction des composantes en place ; d’aller dans l’apaisement vers les élections et avoir une période d’accalmie jusqu’aux élections ».

Indexé d’être parmi ceux qui bloquent la conclusion des discussions directes du centre interdiocésain, Samy Badibanga s’est justifié en affirmant que «ce n’est pas dans ces termes que la question se pose. C’est d’abord une question de différentes composantes et des différentes forces politiques. Deuxièmement, c’est une question d’intérêt politique par rapport aux forces en présence. C’est pourquoi, il faut une solution équilibrée et d’équité, où on respecte la présence et la position d’un chacun ».