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AFRIQUE

Zone franche africaine : le Gabon bientôt une plaque tournante


Alwihda Info | Par - 17 Septembre 2015 modifié le 18 Septembre 2015 - 14:41

C’est ce qui ressort de la récente visite effectuée dans ce pays par Juan Torrents, président de la Fédération mondiale des zones franches (Femoza).


Juan Torrents (micro) et Olympio Salomon au cours de l'échange avec la presse.
Juan Torrents (micro) et Olympio Salomon au cours de l'échange avec la presse.
Au regard des potentialités que présente le pays, la zone franche de l’ile de Mandji, à côté de la zone économique spéciale de Nkok, pourrait donc faire du Gabon, une plaque tournante de la zone franche africaine. C’est ainsi que le président de la Fédération mondiale des zones franches (Femoza) Juan Torrents, qui a rencontré à Libreville les autorités gabonaises la semaine dernière, a proposé l’expertise de son association. Et les atouts sont importants pour cette région du Gabon : l’emplacement maritime pour un port en eaux profondes, la proximité avec un aéroport international et le terminal pétrolier du Cap Lopez.
"La situation de la zone franche du Gabon est la plus avancée d’Afrique, et nous sommes régulièrement en contact avec les autorités. Tous les navires en provenance d’Europe pour d’autres Etats africains devront transiter par le port de la zone franche de l’Ile de Mandji. C’est de là que se fera le transbordement des marchandises vers les pays destinataires", a annoncé Juan Torrents au cours d’un échange avec la presse le 11septembre 2015 à Libreville. En dépit des accords établis entre la Femoza et les pays, "la gestion des zones franches au sein de chaque Etat est autonome", a tenu à préciser Salomon Urbano Olympio, coordonnateur général de la zone franche de Mandji qui accompagnait Juan Terrents. En effet, l’objectif est de faire la promotion de l’économie locale. Par ailleurs, cela permet un partage d’expériences et de connaissances entre les différents pays au niveau de la zone africaine. Il s’agit globalement pour les économies africaines, de mettre un couloir triangulaire entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie.
Pour sa part, le coordonnateur général du projet de zone franche de l’Île Mandji, s’attelle à concrétiser le projet, avec plusieurs missions effectuées auprès de la Fédération mondiale des zones franches. La zone en question porte sur un espace de 926,44 hectares dont 645 utiles, un village numérique sur 412 hectares, un port industriel et commercial. Cet important projet pourra alors à terme, générer entre 1 500 et 2 300 emplois dans sa phase de construction, et 15 000 à 25 000 emplois, dans sa phase de pleine exploitation. Le coût global de ce projet qui pourra s’autofinancer après 20 ans de maturité, est estimé à une volumineuse enveloppe de 1 586 millions d’euros, et entièrement financé par Exim Bank of China. Pour de nombreux Gabonais et même Africains, la réduction du chômage passe par là.
Créée en 1999 et basée à Genève, la Femoza est une association à but non lucratif et possède le statut d’observateur auprès des Nations-Unies. Elle contribue dans le développement des projets de zones franches et pour leur promotion. En participant à l’implantation de la zone franche de Mandji, elle pourrait établir des relations bénéfiques, entre bon nombre d’investisseurs et ce pays d’Afrique centrale dont le produit intérieur brut (Pib) est essentiellement constitué des ressources issues du pétrole, du manganèse et du bois.
Avec Gabon Matin et Gabonreview



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