9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort à Paris : Le Tchad représenté par le président de la CNDH

À Paris, le 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort réunit 1 400 participants pour promouvoir l'abolition universelle. Le Tchad, présent, doit encore ratifier un protocole clé.

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9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort à Paris : Le Tchad représenté par le président de la CNDH

Près de 1 400 participants venus des cinq continents se sont réunis à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026 pour le 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort. Cette rencontre internationale marque les 25 ans du mouvement abolitionniste et offre une tribune aux États, aux organisations internationales, aux institutions nationales des droits de l'homme et à la société civile pour accélérer la disparition de la peine capitale dans le monde. Le Tchad est représenté par le Président de la Commission Nationale des Droits de l'Homme, Monsieur Belngar Larmé Jacques, ainsi que par une délégation conduite par la Ministre de la Justice chargée des Droits humains, Madame Ndolenodji Alixe Naïmbaye.

Ouverts le 30 juin dans l'auditorium de la Maison de la Radio et de la Musique à Paris, les travaux du 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort se poursuivent jusqu'au 2 juillet 2026. Cette édition rassemble environ 1 400 participants, parmi lesquels des représentants de gouvernements d'Afrique et d'autres régions du monde, des organisations non gouvernementales engagées dans la lutte contre la peine capitale ainsi que de nombreuses institutions nationales des droits de l'homme.

La cérémonie d'ouverture a été marquée par les interventions de plusieurs personnalités de premier plan reconnues pour leur engagement en faveur des droits humains. Quatre panels réunissant des représentants de gouvernements, de l'Union africaine, de l'Union européenne et d'autres partenaires internationaux ont présenté leurs expériences et leurs stratégies en faveur de l'abolition de la peine de mort.

Présent à cette rencontre, le Président français Emmanuel Macron a lancé un appel à une mobilisation mondiale afin de parvenir à l'abolition universelle de la peine capitale. Il a également salué le choix du Maroc pour accueillir la dixième édition du Congrès mondial.

Cette neuvième édition revêt une portée particulière puisqu'elle célèbre les 25 ans des Congrès mondiaux contre la peine de mort. Cet anniversaire constitue une étape majeure pour le mouvement abolitionniste international.

Au-delà de la célébration des progrès réalisés, le congrès offre l'occasion d'évaluer les avancées juridiques et politiques enregistrées au cours des deux dernières décennies, d'analyser les obstacles qui subsistent et de définir les priorités stratégiques des années à venir, dans un contexte international marqué par de nouveaux défis sécuritaires, politiques et géopolitiques.

Le Tchad figure désormais parmi les États abolitionnistes depuis l'adoption de la loi n°003 du 20 mai 2020 modifiant la législation antiterroriste, laquelle a définitivement supprimé la peine de mort, y compris pour les actes de terrorisme. Cette réforme constitue une avancée significative dans le renforcement de l'État de droit et dans l'alignement progressif du pays sur les normes internationales de protection des droits humains.

Toutefois, un défi demeure : le Tchad n'a pas encore ratifié le Deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, principal instrument international consacré à l'abolition définitive et irréversible de la peine de mort. La ratification de ce texte constituerait une nouvelle étape dans la consolidation des engagements internationaux du pays en faveur de la protection du droit à la vie.