Au moment où plusieurs pays africains s’apprêtent à célébrer le cinquantenaire de leur accession à l’indépendance, les armées de 13 pays d’Afrique, dont le Tchad, participent au défilé militaire du 14 juillet, à l’occasion de la fête nationale de l’Hexagone. La question qui s’impose est de savoir pourquoi maintenant ? La célébration du cinquantenaire y est-elle pour quelque chose ? Si oui, pourquoi attendre un demi-siècle pour « honorer », l’armée africaine qui a donné son âme pour une France libre ? À force de s’interroger, les points finaux ne seront que renvoyés aux calendes grecques. La relation Afrique-France est un lien colonial qui jusqu’à nos jours, a laissé des taches d’huile. La roue de l’histoire a tourné de la France vers l’Afrique, avec un résultat d’un groupe de personnes, colonisé et acquis à la cause du maître, qui a attendu la moitié du siècle pour l’associer aux honneurs militaires à un haut niveau peut être pensé depuis longtemps. Qu’avez-vous fait de vos cinquante ans ? Tel est le groupe de mots qui roule de bouche en bouche depuis quelques mois. Cette question posée reste la meilleure. De notre point de vue, les cinquante ans sont pour l’Afrique le moment de réjouissance populaire et un point barre. Sous d’autres cieux, un tel événement, est un point de départ. C’est le moment du bilan et de relance, sur ce qui a marché et sur ce qui a échappé. Les liens transculturels sont les seuls bénéfices de toute la colonisation. La langue du colon qui est une langue internationale est la plus positive qui a été héritée par les colonisés. Les autres relations ont plutôt servi au profit commercial, politique, scientifique… La conquête d’Afrique est aujourd’hui d’actualité avec les nouvelles puissances (la chine, les Etats-unis et récemment l’Iran). Cette conquête commerciale menace aujourd’hui les premiers, économiquement surtout sur son aile commerciale. Le marché d’emploi et de recrutement au job est aujourd’hui conditionné au Tchad, par la maîtrise de la langue anglaise, un atout pour réussir. Une belle proposition et une belle idée de réflexion au podium d’une conférence de la Francophonie, me disait une française, au cours d’un débat sur le sujet. Malgré ce salamalec des Africains, au temps colonial, un simple visa est aujourd’hui un parcours de combattant pour se rendre en France. A la chute, pour réussir, il faut choisir, qui doit se rendre en France, c’est celui dont le cervelet est utile. Wald Fanta Source: Alwihda actualités
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Afrique-France: Quel est le dénominateur commun ?






