> ## Content Index
> Fetch the complete content index at: https://www.alwihdainfo.com/llms.txt
> Use this file to discover other available public pages before exploring further.

# Afrique centrale : les préconisations de la Banque mondiale pour réduire la pauvreté
- URL: https://www.alwihdainfo.com/afrique-centrale-les-preconisations-de-la-banque-mondiale-pour-reduire-la-pauvrete-a78026/
- Published: 2019-10-12T20:02:05.000Z
- Updated: 2026-04-06T19:46:24.000Z
- Author: Djibrine Haïdar
- Tags: Afrique, #Import 2026-04-02 14:38

La Banque mondiale a organisé mercredi 9 octobre une conférence de presse sur la présentation du rapport Africa’s Pulse sur l’économie de l’Afrique. Douze capitales du continent se sont réunies en visioconférence au siège de la Banque mondiale.  
  
Le rapport identifie des facteurs qui ont un impact sur la réduction de la pauvreté en Afrique. Il relève que l'autonomisation des femmes africaines est une force de changement économique.  
  
**Une croissance modérée**  
  
Dans les pays à fort coefficient de ressources, une croissance modérée s’est poursuivie parmi les plus petits exportateurs de pétrole de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC)— notamment le Tchad, le Gabon et la République démocratique du Congo—soutenue par une production pétrolière renforcée, indique le rapport.  
  
Au Cameroun, la plus importante économie de la CEMAC, le secteur des services s’est développé, dynamisant la croissance du PIB. Parmi les exportateurs de métaux, la performance était mitigée. Dans certains pays (Botswana, République démocratique du Congo, et Zambie), la croissance s’est ralentie en raison de la chute des prix des métaux et du déclin de la production minière ; dans d’autres pays (Guinée et Niger), la croissance est demeurée solide, soutenue par les investissements dans les infrastructures.  
  
**Une chute des excédents budgétaires**  
  
Parmi les pays riches en ressources, les exportateurs de pétrole devraient voir leur excédent budgétaire chuter en raison du poids de la baisse des prix pétroliers sur les recettes, l’évolution de la situation budgétaire étant variable d’un pays à l’autre.  
  
Le prix de la plupart des matières premières a connu une baisse considérable depuis le deuxième trimestre, en grande partie sous l’effet de la détérioration des perspectives de croissance mondiale mais aussi, pour certaines, de la demande de biens.  
  
Le cours du pétrole, qui s’élevait en moyenne à 63 dollars USD le baril au cours de la première moitié de 2019 (en baisse de près de 8 % par rapport au premier semestre 2018), a chuté en dessous des 58 dollars USD le baril en août, alors que les révisions à la baisse des perspectives de la demande se poursuivaient.  
  
Par ailleurs, des efforts d’assainissement budgétaires, soutenus par des coupes claires dans les dépenses publiques, d’investissement notamment, ont amélioré les soldes budgétaires des pays de la CEMAC, explique le rapport.  
  
**Le défi de la fécondité élevée**  
  
D’après la Banque mondiale, « s’attaquer au taux de fécondité élevé est un point d’entrée essentiel pour permettre la croissance économique et réduire la pauvreté. Cependant, la fécondité est restée obstinément élevée en Afrique. »  
  
En se basant sur la situation des pays africains en matière de transition de la fécondité, Guengant (2017) identifie cinq groupes. Ceux pour lesquels : la transition de la fécondité est terminée (ou presque) ; la transition de la fécondité est en cours ; la transition de la fécondité a commencé ; la transition est lente et irrégulière ; ou la transition de la fécondité est très lente ou seulement amorcée.  
  
Le Tchad se situe dans ce dernier groupe avec six autres pays (l’Angola, le Burundi, la République démocratique du Congo, le Mali, le Niger et la Somalie) qui ont des ISF supérieurs à six, soit plus de six enfants parfume en moyenne. Ils représentent 18,3 % de la population africaine.  
  
Historiquement, les niveaux de fécondité ont diminué en réponse au développement socioéconomique. La baisse de la mortalité infantile et juvénile associée au développement amène généralement les ménages à revoir à la baisse leurs préférences en matière de fécondité. Les coûts et les avantages d’avoir des enfants changent également radicalement. À mesure que les pays s’urbanisent, le coût des enfants augmente et leurs avantages diminuent. De même, l’augmentation du « rendement de l’éducation » au cours du développement encourage les ménages à avoir moins d’enfants, mais des enfants plus instruits.  
  
« L’éducation des femmes est peut-être l’élément le plus déterminant pour les taux de fécondité : leur éducation retarde le mariage et accroît les possibilités de revenus des jeunes femmes. Les femmes plus instruites sont plus susceptibles d’utiliser une méthode de contraception moderne, et le taux de mortalité infantile et juvénile de leurs enfants est inférieur. Ces facteurs, à leur tour, entraînent une baisse de la fécondité et, combinés au développement socioéconomique, améliorent la condition des femmes et la santé de ces dernières », souligne le rapport de la Banque mondiale.  
  
Une accélération progressive de la croissance  
En Afrique subsaharienne, la croissance moyenne devrait connaître une augmentation modeste et passer de 2,5 % en 2018 à 2,6 % en 2019, avant de s’accélérer pour atteindre.  
  
3,1 % en 2020 et 3,2 % en 2021\. Ces chiffres sont inférieurs de 0,2 point de pourcentage aux prévisions données dans le numéro d’avril 2019 d’Africa’s Pulse.  
  
**Les déplacements forcés, un piège de la pauvreté en Afrique**  
  
D’après la Banque mondiale, la crise des déplacements de personnes en Afrique est d’une ampleur considérable. À la mi-2018, la région comptait 35 % de la population mondiale de personnes déplacées, soit environ 24 millions de personnes, soit un chiffre supérieur à la population de 36 des 48 pays africains. Parmi les 20 pays accueillant le plus de personnes déplacées dans le monde, sept se trouvent en Afrique.  
  
Dans le continent noir, les déplacements de personnes sont principalement causés par les conflits, concentrés autour des zones de conflit et dans quelques pays.

![](https://storage.ghost.io/c/c3/f0/c3f09db4-2ccd-4dca-90bb-45836ef771ee/content/images/2026/04/38238572-33478008-v-1570904572.jpg)

![](https://storage.ghost.io/c/c3/f0/c3f09db4-2ccd-4dca-90bb-45836ef771ee/content/images/2026/04/38238572-33478086-v-1570905252.jpg)