Aujourd’hui, au Tchad, l’heure n’est ni à l’accusation ni au jugement, mais à la lucidité celle qui impose de se regarder en face afin de mieux se comprendre et de préserver l’essentiel.
Ce qui se déroule au Soudan ne nous est pas étranger. C’est un écho grave, qui commence à troubler nos paroles, à altérer nos regards et à fragiliser ce lien invisible qui nous unit. Pourtant, nous savons. Nous savons ce que ce pays a traversé, et nous connaissons le prix des divisions un prix que notre histoire nous a déjà contraints à payer.
Le Tchad n’est pas parfait, mais il demeure debout. Debout parce qu’au-delà des épreuves, il a su préserver ce bien précieux qu’est le vivre-ensemble. Aujourd’hui, cette force est mise à l’épreuve par des paroles qui divisent, des discours qui enferment et une haine qui, trop souvent, trouve un relais amplifié sur les réseaux sociaux.
Face à cela, beaucoup voient, comprennent, mais choisissent de se taire. Or, à vous qui observez en silence, il faut le dire avec gravité : le silence peut parfois être sagesse, mais, en certaines heures, il devient absence.
Et notre pays n’a plus besoin d’absences. Il a besoin de présence de voix qui s’élèvent avec justesse, de paroles qui apaisent, qui rassemblent et qui rappellent inlassablement ce que nous sommes.
Car chaque mot compte. Chaque mot engage. Chaque mot peut construire ou fragiliser l’édifice commun.
Le choix qui se présente à nous est d’une simplicité redoutable : se perdre ou se retrouver. Et ce choix ne se décrète pas ; il se fait en chacun de nous, dans nos paroles comme dans nos silences.
Car une vérité demeure, immuable et profonde : nous ne sommes pas des fragments dispersés, mais un seul peuple, porteur d’une même espérance, uni dans une seule et même communauté celle du bleu, du jaune et du rouge.
Un citoyen parmi les siens, témoin de son temps,
patriote un jour, patriote toujours.
Albadour Acyl Ahmat Akhabach
Ce qui se déroule au Soudan ne nous est pas étranger. C’est un écho grave, qui commence à troubler nos paroles, à altérer nos regards et à fragiliser ce lien invisible qui nous unit. Pourtant, nous savons. Nous savons ce que ce pays a traversé, et nous connaissons le prix des divisions un prix que notre histoire nous a déjà contraints à payer.
Le Tchad n’est pas parfait, mais il demeure debout. Debout parce qu’au-delà des épreuves, il a su préserver ce bien précieux qu’est le vivre-ensemble. Aujourd’hui, cette force est mise à l’épreuve par des paroles qui divisent, des discours qui enferment et une haine qui, trop souvent, trouve un relais amplifié sur les réseaux sociaux.
Face à cela, beaucoup voient, comprennent, mais choisissent de se taire. Or, à vous qui observez en silence, il faut le dire avec gravité : le silence peut parfois être sagesse, mais, en certaines heures, il devient absence.
Et notre pays n’a plus besoin d’absences. Il a besoin de présence de voix qui s’élèvent avec justesse, de paroles qui apaisent, qui rassemblent et qui rappellent inlassablement ce que nous sommes.
Car chaque mot compte. Chaque mot engage. Chaque mot peut construire ou fragiliser l’édifice commun.
Le choix qui se présente à nous est d’une simplicité redoutable : se perdre ou se retrouver. Et ce choix ne se décrète pas ; il se fait en chacun de nous, dans nos paroles comme dans nos silences.
Car une vérité demeure, immuable et profonde : nous ne sommes pas des fragments dispersés, mais un seul peuple, porteur d’une même espérance, uni dans une seule et même communauté celle du bleu, du jaune et du rouge.
Un citoyen parmi les siens, témoin de son temps,
patriote un jour, patriote toujours.
Albadour Acyl Ahmat Akhabach
مجتمع واحد، ومصير واحد.
اليوم، في تشاد، ليس الوقت وقتَ اتهامٍ ولا إصدار أحكام، بل وقتُ بصيرةٍ تفرض علينا أن ننظر إلى أنفسنا بصدق، لنفهم بعضنا بعضًا على نحوٍ أفضل، ونحافظ على الأساسيات.
ما يجري في السودان ليس بعيدًا عنا. إنه صدى خطير بدأ يُربك كلماتنا، ويشوّش نظراتنا، ويُضعف ذلك الرابط الخفي الذي يجمعنا. ومع ذلك، نحن نعلم. نعلم ما الذي مرّ به ذلك البلد، وندرك ثمن الانقسامات، وهو ثمنٌ سبق أن أُجبر تاريخنا على دفعه.
تشاد ليست مثالية، لكنها لا تزال صامدة. صامدة لأنها، رغم المحن، استطاعت أن تحافظ على تلك القيمة الثمينة: العيش المشترك. واليوم، تتعرض هذه القوة للاختبار بفعل كلمات تُفرّق، وخطابات تُقصي، وكراهية تجد، في كثير من الأحيان، صدىً مضخمًا عبر شبكات التواصل الاجتماعي.
أمام ذلك، يرى كثيرون ويفهمون، لكنهم يختارون الصمت. غير أنه، لمن يراقبون في صمت، لا بد من القول بجدية: قد يكون الصمت حكمةً أحيانًا، لكنه في بعض اللحظات يصبح غيابًا.
وبلادنا لم تعد بحاجة إلى الغياب، بل إلى الحضور: إلى أصواتٍ ترتفع بالحق، وكلماتٍ تُهدّئ وتجمع، وتُذكّر بلا كلل بما نحن عليه.
فكل كلمةٍ لها وزن. كل كلمةٍ لها أثر. كل كلمةٍ يمكن أن تبني أو تُضعف البناء المشترك.
إن الخيار المطروح أمامنا بسيطٌ في ظاهره، عميقٌ في جوهره: أن نضيع أو أن نجد أنفسنا. وهذا الخيار لا يُفرض بقرار، بل يُصنع داخل كل واحدٍ منا، في كلماتنا كما في صمتنا.
لأن حقيقةً واحدة تبقى، ثابتة وعميقة: لسنا شتاتًا متفرقًا، بل شعبٌ واحد، يحمل الأمل ذاته، ومتحدٌ في مجتمعٍ واحد — مجتمع الأزرق والأصفر والأحمر.
مواطن بين أهله، شاهدٌ على عصره،
وطنيٌّ يومًا… ووطنيٌّ دائمًا.
البدر أصيل أحمد أغبش.
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(Analyse) Tchad : une seule communauté, un seul destin







