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# CNTRAFRIQUE: POUR UNE VÉRITABLE SORTIE DE CRISE
- URL: https://www.alwihdainfo.com/cntrafrique-pour-une-veritable-sortie-de-crise-a6199/
- Published: 2013-01-01T01:00:00.000Z
- Updated: 2026-04-02T13:22:05.000Z
- Author: Alwihda Info
- Tags: COMMUNIQUE, #Import 2026-04-02 13:20

Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine – Finî Bêafrîka  
(CNRC-FB)  
  
Réf. 12-12-31/015/COM/CNRC-FB/BE/2\_Sortie de crise.  
  
POUR UNE VÉRITABLE SORTIE DE CRISE  
Centrafricaines, Centrafricains, chers compatriotes.  
Après avoir ignoré avec mépris tous les appels au dialogue qui lui ont été  
adressés de toutes parts, que ce soit par la SELEKA, les Chefs d’Etat de la  
CEEAC et l’Opposition démocratique, le président BOZIZE aux abois a fini par  
lâcher du bout des lèvres les promesses suivantes dans une déclaration  
télévisée le dimanche 30 décembre 2012:  
1) Il promet de ne pas se représenter aux élections de 2016 ;  
  
2) Il propose de constituer un gouvernement d’union nationale avec la SELEKA ;  
ignorant superbement les partis politiques de l’opposition démocratique et la  
société civile ;  
  
3) Il accepte, enfin, comme il l'avait promis à ses pairs au sommet de  
N'Djaména, de se rendre à la réunion de Libreville sans conditions.  
Tout en faisant ces déclarations, il arme de machettes et de flèches, et même  
d'armes de guerre, ses partisans et hommes de main et les prépare à un  
massacre à la Rwandaise de la population civile des quartiers de Bangui  
réputés les plus contestataires.  
  
Le Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine – Finî Bêafrîka  
(CNRC-FB) rappelle que le président BOZIZÉ porte l’entière responsabilité  
de la crise très grave que traverse actuellement notre pays, en ne tenant  
jamais ses promesses; par sa gestion familiale/tribale catastrophique du pays,  
et pour avoir laissé la situation se dégrader davantage jusqu’à l’absurde  
en ignorant systématiquement les conseils répétés de ses pairs d’Afrique  
Centrale et des partenaires de développement.  
Le Président BOZIZE qui n’a pas appliqué les accords de paix de 2007, ni les  
conclusions du Dialogue Politique Inclusif (DPI) de 2008, pas plus qu’il n’a  
respecté la Constitution Centrafricaine et les Institutions démocratiques du  
pays, n’est ni un homme de parole, ni un homme de confiance, encore moins un  
homme de paix. Ses nouvelles promesses ne sont que de nouveaux subterfuges pour  
gagner du temps, comme d'habitude.  
Au point où nous en sommes, le seul service que le Président BOZIZÉ peut  
rendre au Peuple Centrafricain et a l’Afrique est de démissionner. Comment  
pourrait-il diriger la transition politique en toute intégrité en ayant la  
confiance du Peuple et préparer les prochaines élections présidentielles en  
toute honnêteté, alors qu’il a maintes fois démontré son incompétence à  
gérer la chose publique et son addiction à l’abus de pouvoir, et au manque  
de la parole donnée ?  
Le Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine réaffirme que les  
propositions suivantes faites dès le 24 décembre 2012 constituent la base  
incontournable d’une véritable sortie de crise.  
  
Séléka s’étant imposée comme force militaire incontournable, elle doit par  
conséquent être associée à toute recherche de solution pour l’instauration  
d’une paix durable, et le retour à la sécurité sur l'ensemble du  
territoire national ;  
  
La démission immédiate du Président Bozizé unique responsable du chaos  
actuel ;  
  
La désignation par consensus d'un "Président transitoire de la République"  
devant conduire les affaires de l'État après la démission du Président  
Bozizé. Son mandat doit être limité à dix-huit mois et il ne peut être  
candidat aux prochaines élections présidentielles, législatives et  
municipales.  
  
La dissolution de la Cour Constitutionnelle présidée par un parent de Bozizé  
afin d'éviter les conflits d'intérêt ;  
  
La dissolution de l’Assemblée Nationale monocolore et la révocation de  
l’actuel Gouvernement;  
  
La formation d’un Gouvernement consensuel de transition de taille réduite  
composé uniquement de personnalités qui s’engagent par serment et par écrit  
à ne pas se présenter aux prochaines élections présidentielles. Le Premier  
Ministre de ce Gouvernement doit être issu soit des rangs de l’opposition  
démocratique, de Séléka, ou de la Société Civile. Ses membres doivent être  
des citoyens de grande intégrité morale et politique, y compris parmi nos  
frères et sœurs du KNK.  
Ce Gouvernement aura essentiellement pour mission :  
  
de garantir la sécurité et la paix sur toute l’étendue du territoire  
Centrafricain afin que les candidats aux élections puissent faire campagne  
partout en toute sécurité ;  
  
de préparer et organiser les élections présidentielles, législatives et  
municipales dans un délai maximal de dix-huit mois;  
  
d’appliquer les différents accords de Paix et les conclusions du Dialogue  
Politique Inclusif (DPI), notamment en intégrant dans l’armée certains  
anciens rebelles sur des critères objectifs à définir ;  
  
de conduire des audits miniers, financiers, forestiers et fiscaux afin de  
réparer, éventuellement, les fraudes fiscales et autres indélicatesses  
notoires vis-à-vis du Trésor Public.  
  
d’ouvrir des enquêtes judiciaires pour faire toute la lumière sur le sort  
des disparus du régime Bozizé et des violations des droits humains  
perpétrées par ce régime.  
La Communauté internationale, notamment l’ONU impliquée à travers la  
BONUCA, les États de la CEEAC, l’Union Africaine, l’Union Européenne, les  
États-Unis et la France, devront être sollicités pour accompagner  
politiquement et financièrement la mise en place et la réussite de cette  
transition pour sortir définitivement de la crise vers une nouvelle ère de  
paix en Afrique Centrale.  
  
Enfin, le CNRC-FB s’indigne que certains compatriotes négocient déjà  
auprès de certains pays et chancelleries étrangères leur participation au  
sein d’un futur gouvernement dont les contours et la mission restent à  
définir par consensus national.  
  
Fait à Baltimore le 31Décembre 2012  
Pour le Bureau Exécutif Provisoire.  
Le Président  
Professeur Gaston Mandata N’Guérékata.  
  
Ngoukomba