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AFRIQUE

Centrafrique : Les attaques ciblées contre la population civile sont inacceptables (MINUSCA)


- 29 Mai 2017 modifié le 29 Mai 2017 - 14:07

Dans toutes ces localités du sud de la RCA, les casques bleus de la MINUSCA protègent des milliers de personnes déplacées.


Un véhicule blindé marocain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Crédits : UN
Un véhicule blindé marocain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Crédits : UN
Bangui, le 29 mai 2017- La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) appelle à une cessation immédiate des attaques des groupes et d’auto-défense armes contre la population civile, y compris contre les femmes et des enfants. Des attaques, parfois sur les fondements ethnique et religieux, continuent de cibler des personnes et lieux protégés dans plusieurs villes de la RCA notamment à Bangassou, à Bria et à Alindao.  La MINUSCA et le Haut-Commissariat des Droits de l’Homme rappellent que de tels actes pourraient constituer des crimes contre l’humanité.
 
Dans toutes ces localités du sud de la RCA, les casques bleus de la MINUSCA protègent des milliers de personnes déplacées.
 
La MINUSCA et le HCDH dénoncent les attaques visant les centres d’accueil des déplacés et les hôpitaux et demandent aux groupes armés d’arrêter toute entrave au travail des humanitaires ainsi que des menaces contre les organisations humanitaires.
 
Le 24 mai à Bangassou (Préfecture de Mbomou), les anti-Balaka ont enlevé deux femmes qui étaient soignées à l’hôpital. L’une des femmes a été abattue sur place tandis que l’autre a été enterrée vivante.
 
Le 28 mai, à Bangassou, des éléments armés présumés anti-Balaka, ont interdit aux humanitaires de mener une mission dans la localité. Par ailleurs, les éléments armés ont enlevé une femme et cinq enfants avant de les tuer en brousse.
 
Du 20 au 26 mai, la MINUSCA a reçu des informations de sources concordantes selon lesquelles les éléments ex-Séléka sous le commandement d’Issa-Ahmat et de Dambousha auraient commis  des exactions à l’encontre de la population de Bria (préfecture de la Haute-Kotto). Des cas de meurtres, de pillages de biens et d’incendies de maisons contre la population ont été signalés.
                                              
Ces attaques viennent s’ajouter à celles qui ont visé les casques bleus à Bangassou entre les 8 et 13 mai, de même que les affrontements entre des éléments des anti-Balaka et l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) du 7 au 9 mai qui ont entraîné la mort de plus 100 civils à Alindao, dans la préfecture de la Basse Kotto. Dans cette ville, les éléments armés manipulent les populations civiles et empêchent la plateforme oecuménique pour la paix de travailler en vue de la cohésion sociale.
 
La Représentante Spéciale adjointe du Secrétaire Générale de l’ONU en RCA condamne les actes de violence et abus des droits de l'homme. Elle exige la protection des sites protégés et la cessation des entraves à l’action humanitaire. Elle demande aux chefs des groupes armées et d’auto-défense de mettre fin immédiatement aux violences, et les exhorte à prendre des mesures permettant de  traduire en justice leurs éléments impliqués dans ces violations et abus des droits de l'homme.
 
La MINUSCA rappelle à ceux qui commettent, donnent l’ordre, dirigent, financent, organisent ou omettent d’empêcher ces attaques contre les civils, les travailleurs humanitaires et les casques bleus de l’ONU, qu’ils porteront l’entière responsabilité de ces violences. Ces individus peuvent être poursuivis pour crimes de guerre.