Cette opération s’inscrit dans le cadre de la Force de répression des gangs (FRG), dont le déploiement est annoncé pour avril 2026, selon une source relayée par Radio France Internationale (RFI).
Pour rappel, Haïti est situé dans la mer des Caraïbes, à l’est de Cuba, au sud des Bahamas et à l’ouest de la République dominicaine, sur le continent américain. Le pays fait face, depuis plusieurs années, à une recrudescence de la violence des groupes criminels, responsables de meurtres, de viols, de pillages et d’enlèvements. Cette situation a plongé la population dans un climat d’insécurité permanent, aggravant des conditions de vie déjà précaires.
Selon des informations relayées par la correspondante de RFI à N'Djamena, environ 750 militaires tchadiens devraient être déployés dans les prochains mois pour intégrer la FRG. Un premier contingent, composé de 50 soldats du génie militaire, serait attendu dès la fin du mois de mars pour l’installation d’une base.
Par la suite, 350 soldats supplémentaires devraient être envoyés fin avril, tandis que le reste du contingent arrivera courant juin. L’opération sera supervisée par la Cellule de coordination des opérations extérieures (CECOPEX), une structure rattachée au ministère des Armées.
D’après une source gouvernementale, cette intervention fait suite à un appel lancé par les Nations unies, qui assurent déjà un appui logistique et la supervision de la FRG. « L’envoi de nos troupes en Haïti constitue un risque pour nos soldats, qui feront face à des groupes armés maîtrisant parfaitement les quartiers de la capitale haïtienne », confie un habitant de N’Djamena sous couvert d’anonymat.
Mais cette intervention profite-t-elle réellement au Tchad ? Et si oui, à quel prix ? Combien de temps cette mission durera-t-elle ? Autant de questions qui alimentent le débat, d’autant plus que le pays est lui-même confronté à plusieurs crises sécuritaires et humanitaires. À la frontière avec le Soudan, des tensions persistantes ont été illustrées récemment par une attaque de drone à Tiné, ayant coûté la vie à des ressortissants tchadiens.
Par ailleurs, l’insécurité à la frontière libyenne, ainsi que la menace du groupe Boko Haram dans la région du lac Tchad, exigent une vigilance constante des autorités. Sur le plan interne, la situation sécuritaire demeure également préoccupante.
Le Tchad est confronté à de multiples défis, notamment les enlèvements de personnes contre rançon dans certaines zones méridionales, les vols de bétail à répétition dans des régions comme le Guéra, ainsi que le phénomène persistant des coupeurs de route. À cela s’ajoutent des braquages à moto ou en véhicule, y compris en plein jour dans la capitale.
Autant de problèmes qui nécessitent une réponse ferme et prioritaire de l’État, plutôt qu’un engagement dans une crise éloignée du territoire national. Dans ce contexte, certains observateurs s’interrogent sur la pertinence d’un engagement militaire à des milliers de kilomètres.
Le Tchad devra-t-il, une fois de plus, déplorer des pertes humaines sur des théâtres d’opérations extérieurs, comme ce fut le cas au Mali et dans d’autres pays en crise ? Adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies fin 2025, la Force de répression des gangs est autorisée à mener des opérations offensives directes contre les groupes armés.
Au total, 5 500 soldats devraient être déployés en Haïti à partir d’avril. Toutefois, selon certaines sources, la mission serait prévue pour une durée d’un an.
Pour rappel, Haïti est situé dans la mer des Caraïbes, à l’est de Cuba, au sud des Bahamas et à l’ouest de la République dominicaine, sur le continent américain. Le pays fait face, depuis plusieurs années, à une recrudescence de la violence des groupes criminels, responsables de meurtres, de viols, de pillages et d’enlèvements. Cette situation a plongé la population dans un climat d’insécurité permanent, aggravant des conditions de vie déjà précaires.
Selon des informations relayées par la correspondante de RFI à N'Djamena, environ 750 militaires tchadiens devraient être déployés dans les prochains mois pour intégrer la FRG. Un premier contingent, composé de 50 soldats du génie militaire, serait attendu dès la fin du mois de mars pour l’installation d’une base.
Par la suite, 350 soldats supplémentaires devraient être envoyés fin avril, tandis que le reste du contingent arrivera courant juin. L’opération sera supervisée par la Cellule de coordination des opérations extérieures (CECOPEX), une structure rattachée au ministère des Armées.
D’après une source gouvernementale, cette intervention fait suite à un appel lancé par les Nations unies, qui assurent déjà un appui logistique et la supervision de la FRG. « L’envoi de nos troupes en Haïti constitue un risque pour nos soldats, qui feront face à des groupes armés maîtrisant parfaitement les quartiers de la capitale haïtienne », confie un habitant de N’Djamena sous couvert d’anonymat.
Mais cette intervention profite-t-elle réellement au Tchad ? Et si oui, à quel prix ? Combien de temps cette mission durera-t-elle ? Autant de questions qui alimentent le débat, d’autant plus que le pays est lui-même confronté à plusieurs crises sécuritaires et humanitaires. À la frontière avec le Soudan, des tensions persistantes ont été illustrées récemment par une attaque de drone à Tiné, ayant coûté la vie à des ressortissants tchadiens.
Par ailleurs, l’insécurité à la frontière libyenne, ainsi que la menace du groupe Boko Haram dans la région du lac Tchad, exigent une vigilance constante des autorités. Sur le plan interne, la situation sécuritaire demeure également préoccupante.
Le Tchad est confronté à de multiples défis, notamment les enlèvements de personnes contre rançon dans certaines zones méridionales, les vols de bétail à répétition dans des régions comme le Guéra, ainsi que le phénomène persistant des coupeurs de route. À cela s’ajoutent des braquages à moto ou en véhicule, y compris en plein jour dans la capitale.
Autant de problèmes qui nécessitent une réponse ferme et prioritaire de l’État, plutôt qu’un engagement dans une crise éloignée du territoire national. Dans ce contexte, certains observateurs s’interrogent sur la pertinence d’un engagement militaire à des milliers de kilomètres.
Le Tchad devra-t-il, une fois de plus, déplorer des pertes humaines sur des théâtres d’opérations extérieurs, comme ce fut le cas au Mali et dans d’autres pays en crise ? Adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies fin 2025, la Force de répression des gangs est autorisée à mener des opérations offensives directes contre les groupes armés.
Au total, 5 500 soldats devraient être déployés en Haïti à partir d’avril. Toutefois, selon certaines sources, la mission serait prévue pour une durée d’un an.
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Envoi d’un contingent en Haïti : le Tchad devient-il le gendarme du monde ?








