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# Régulation des médias au Tchad : la présidente de la HAMA appelle à une presse responsable et respectée
- URL: https://www.alwihdainfo.com/regulation-des-medias-au-tchad-la-presidente-de-la-hama-appelle-a-une-presse-responsable-et-respectee-a143031/
- Published: 2025-08-01T08:26:00.000Z
- Updated: 2026-04-06T16:28:08.000Z
- Description: N'Djamena — Sous l’impulsion de sa nouvelle direction, la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) a organisé une journée d’échanges et de dialogue avec les professionnels des médias tchadiens. Une initiative saluée pour sa volonté de relancer une relation apaisée, constructive et ambiti
- Author: Alwihda Info
- Tags: MEDIAS, #Import 2026-04-02 16:43

C’est le secrétaire général de la HAMA, Félicien Alladoum Radingaye, qui a ouvert la rencontre en soulignant la nécessité d’un dialogue franc afin de dissiper les incompréhensions récentes entre la HAMA et les médias. « C’est en dialoguant que nous avancerons ensemble », a-t-il affirmé.  
  
Mais c’est surtout l’intervention de Mme Halimé Assadya Ali, présidente de la HAMA, qui a marqué les esprits. Dans une leçon inaugurale sur le thème « Régulation des médias : missions, attributions et vision de la HAMA », elle a exprimé sa volonté de bâtir un partenariat durable et exigeant entre l’institution et les médias.  
  
« Ma vision est de créer un lien permanent avec la presse nationale pour accompagner son développement et la rendre plus crédible, professionnelle et en phase avec les évolutions technologiques », a-t-elle déclaré.  
  
**Professionnalisme et image : un cri du cœur**  
  
La présidente n’a pas mâché ses mots en évoquant les défis d’image et de posture auxquels la profession journalistique est confrontée au Tchad. Elle a interpellé directement les journalistes sur leur comportement dans les grands événements nationaux :

> « Très souvent, des journalistes arrivent en sandales. Comment voulez-vous qu’on vous respecte ? Personne ne va vous respecter. »

Et d’ajouter :

> « Je me vois en vous. Mais avec ce genre de présentation, est-ce qu’on est crédible ? On renvoie des journalistes pour faire entrer des Tiktokeurs. Cela doit nous faire réfléchir. »

Mme Halimé Assadya Ali a également dénoncé une confusion croissante entre journalistes professionnels, communicants, influenceurs et attachés de presse. Elle a cité pour exemple la gestion de l'octroi des badges aux médias lorsqu'elle était Directrice générale adjointe de la communication à la Présidence :

> « Tout le monde se fait appeler journaliste aujourd’hui. Chaque personnalité a son propre communicant, qui devient automatiquement “journaliste”. Je refuse cela. Celui qui n’est pas un média, on ne lui donne pas de badge. »

**Un appel à la structuration et à la rigueur**  
  
La journée a également été ponctuée de quatre exposés sur la régulation des médias, avant une série de discussions ouvertes sur les relations entre la HAMA et les médias nationaux. Ce dialogue vise à faire un diagnostic réaliste de la profession et à construire des bases solides pour un journalisme plus rigoureux et respecté.  
  
La présidente de la HAMA a enfin insisté sur la nécessité de professionnaliser davantage le secteur et d’inculquer une culture de l’éthique et de la posture :

> « Le respect de la presse commence par elle-même. Si nous voulons défendre la liberté de la presse, nous devons aussi incarner la crédibilité et la discipline. »