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# Tchad : diplômé au chômage, Flaubert vit de son métier de coiffeur
- URL: https://www.alwihdainfo.com/tchad-diplome-au-chomage-flaubert-vit-de-son-metier-de-coiffeur-a106843/
- Published: 2021-09-06T14:00:00.000Z
- Updated: 2026-04-06T18:39:03.000Z
- Description: Devenu coiffeur par manque d’emploi, Djillah Flaubert a appris le métier dans le tas avant l’obtention de son diplôme d'études. En forgeant le fer, l’on devient forgeron dit un adage. C’est le cas de Flaubert qui a passé un bon bout de temps dans un salon de coiffure.
- Author: Martin Hidgé Ndouba
- Tags: Tchad, #Import 2026-04-02 15:36

Après l’obtention de son diplôme en maintenance, Djillah n’a pas cherché de midi à 14 heures. *« La première des choses qui m’est venue à l’esprit est l’ouverture de mon salon de coiffure »*.  
  
Déjà à l’école primaire, Djillah profite de son savoir-faire : *« Je faisais des expériences sur les cheveux de mes amis qui me donnaient un prix forfaitaire »*. Ce métier de coiffeur permet Flaubert d’assure la ration familiale et de subvenir aux besoins des autres. « Ça m'arrive de réaliser un chiffre d’affaire de 10.000 Fcfa par jour, surtout les week-ends et pendant les périodes de fêtes. C’est du sourire aux lèvres », dit-il.  
  
Le salon de coiffure de Flaubert est géré par lui seul. Il est conscient de la rude concurrence dans le secteur. *« L’on sait que le marché est saturé donc il faut toujours créer des modèles de coiffure pour attirer les clients »*.  
  
Maitrisant les exigences du métier, Djillah est ponctuel et parfois, il se déplace à domicile pour faire le travail : *« Si c’est un boss qui paye gros, je suis obligé de venir parfois à domicile ou sur le lieu de travail »*. Flaubert pense qu'un jour, il quittera son salon de coiffure pour le service de l’État. « Bien que je vis de ce métier, j’attends aussi mon intégration ».  
  
Les jeunes espèrent toujours ailleurs et pourtant le petit métier paye, explique-t-il. *"Moi, ma femme et mon fils, on vit de ce métier donc je demande aux jeunes d’oser avant de désespérer"*, conclut Djillah.