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TCHAD

Tchad : les parlementaires outillés pour lutter contre les flux financiers illicites


Alwihda Info | Par Ahmad Youssouf Ali - 29 Mars 2026


​Le Palais de la Démocratie a servi de cadre, ce samedi 28 mars 2026, à l’ouverture d’un atelier de sensibilisation destiné aux députés membres du Réseau des parlementaires africains sur les flux financiers illicites (APNIFFT), section du Tchad. Pendant deux jours, les législateurs se penchent sur le renforcement de leurs compétences face aux mécanismes complexes du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme.


La cérémonie d’ouverture a été présidée par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, le Dr Houdeingar David, entouré des membres du bureau de l’institution. Le discours d’orientation a été prononcé par le Dr Epainete Djangang Sendé, 5ᵉ vice-président de l’Assemblée nationale et président de la section tchadienne de l’APNIFFT.

Devant un parterre composé de représentants du Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC), du directeur général de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), ainsi que d’experts de la société civile, le Dr Djangang a souligné l’urgence d’une action parlementaire résolue.

« L’Afrique, notre continent, et le Tchad, notre patrie, sont engagés dans une marche résolue vers l’émergence. Cependant, cette marche est entravée par l’ombre persistante des flux financiers illicites », a-t-il déclaré, évoquant les défis liés à l’évasion fiscale, à la corruption et au blanchiment d’argent.

Le président de la section APNIFFT-Tchad a particulièrement insisté sur le contexte sécuritaire sahélien, rappelant que ces flux financiers « servent trop souvent de sève nourricière au terrorisme, menaçant la paix et la stabilité de notre nation ».

Il a salué les réformes structurelles engagées par le gouvernement, notamment la création de l’ANIF et de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC), qu’il a qualifiées de « piliers de notre architecture de transparence ». Il a également rendu hommage au président de l’Assemblée nationale pour son leadership dans la mise en place de ce réseau parlementaire.

« En tant que législateurs, nous avons le pouvoir de forger les outils juridiques nécessaires pour barrer la route à la criminalité financière. Notre rôle est d’être les sentinelles de la fortune publique », a-t-il souligné.

Les travaux de cet atelier, organisés les 28 et 29 mars, visent à décrypter les mécanismes de la criminalité financière, à analyser les instruments juridiques existants et à formuler des recommandations adaptées au contexte national.



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 99267667 ; 62883277 ; 66267667 (Bureau N'Djamena)