Aéroport de N'Djamena : le manque criant de bus de piste inflige un calvaire à 43°C aux voyageurs
À l'aéroport Hassan Djamous de N'Djaména, le manque de bus de piste a laissé des passagers bloqués sous une chaleur accablante de 43°C, révélant une gestion logistique défaillante.
Débarquer dans un aéroport international est censé être le premier point de contact hospitalier avec un pays. Pourtant, cet après-midi du mardi 16 juin 2026, l'atterrissage à l’aéroport international Hassan Djamous de N’Djaména s'est transformé en parcours du combattant pour des dizaines de passagers venus de l’extérieur. Une situation inadmissible qui met en lumière l'insuffisance criante des moyens de transport au sol.
L’incident s’est produit au pic de la chaleur sahélienne. Il a suffi que deux aéronefs atterrissent en même temps pour que la logistique de l'aéroport s'effondre. Face à ce flux de passagers, pourtant tout à fait prévisible pour une capitale, le parc de bus de transfert s'est avéré cruellement insuffisant. Résultat : les voyageurs se sont retrouvés bloqués sur le tarmac, faute de véhicules pour les acheminer vers le terminal.
C'est sous une température étouffante frôlant les 43°C que les passagers, déjà éprouvés par des heures de vol, ont dû patienter de longues minutes sur le goudron brûlant, guettant les rares navettes obligées d'enchaîner les va-et-vient. Parmi ces voyageurs, des enfants, des personnes âgées et des visiteurs étrangers, tous soumis à une attente indigne d'un hub aéroportuaire au XXIe siècle.
Qu'il s'agisse d'une mauvaise gestion ou d'un sous-équipement chronique, le constat reste le même : cette réalité est intolérable. Comment la principale porte d'entrée du Tchad peut-elle manquer à ce point de bus pour assurer un service de base aussi élémentaire que le transfert des passagers sur quelques centaines de mètres ?
Au-delà de l'inconfort physique et des risques sanitaires évidents sous une telle canicule, c'est l'image de marque du Tchad qui est directement sacrifiée sur le tarmac de Hassan Djamous. À l'heure où le pays affiche des ambitions de modernisation, ces scènes de détresse logistique envoient un signal désastreux au reste du monde. Cette situation révoltante assèche toute crédibilité à nos discours sur l'accueil et le développement. Elle interpelle directement la direction de l'aéroport et les autorités de l'aviation civile. Les voyageurs s'acquittent de taxes aéroportuaires élevées pour obtenir un service décent. Il est plus qu'urgent que l'administration aéroportuaire investisse enfin dans un parc de bus digne de ce nom pour que plus aucun voyageur n'ait à subir l'enfer du tarmac de N'Djaména.