Image

Affaire d’attaque à domicile au Tchad : la vidéosurveillance contestée et l’audience houleuse

Le procès pour attaque à domicile au TGI de N’Djamena a été renvoyé au 12 novembre après des incidents d'audience liés à la contestation d'une vidéosurveillance par la défense.

Partager
Affaire d’attaque à domicile au Tchad : la vidéosurveillance contestée et l’audience houleuse
© DR

Par Temandang Gontran

L'affaire d'attaque à domicile qui secoue le Tribunal de grande instance (TGI) de N’Djamena a connu un nouveau rebondissement. Initialement appelée à l'audience du 22 octobre dernier, puis renvoyée au 29 octobre pour le visionnage d'une pièce à conviction un enregistrement de vidéosurveillance, la cause a finalement été reportée au 12 novembre prochain.

Les prévenus, incarcérés sous le régime de la détention préventive à la Maison d'arrêt de Klessoum, répondent de faits d’attaque à domicile, une infraction lourdement réprimée pour laquelle des images de vidéosurveillance les incrimineraient directement.

Cependant, lors de l’audience du 29 octobre, les débats ont pris une tournure houleuse. La défense des prévenus a soulevé une exception de nullité en contestant formellement l'authenticité et la force probante de la vidéo versée au dossier. La tension est montée d’un cran au moment précis où le conseil de la partie civile s'apprêtait à projeter l'enregistrement devant la juridiction de jugement pour éclairer la lanterne des juges.

Face aux échauffourées verbales et à la vivacité des échanges entre les avocats, la présidente de l’audience n'a eu d'autre choix que de suspendre les débats.

Dans l'attente de la manifestation de la vérité, le dossier a été renvoyé au 12 novembre 2026. Les prévenus ont quant à eux été reconduits sous escorte à la Maison d'arrêt de Klessoum, où ils demeurent placés en détention préventive.

Image
Image