Affaire d'escroquerie à N'Djamena : un an de prison ferme requis contre le prévenu
Le tribunal de grande instance de N’Djaména a examiné une affaire d'escroquerie ce mardi. Le parquet a requis un an de prison ferme et une amende de 100 000 FCFA.
Par Ahmad Youssouf Ali
Le tribunal de grande instance de N’Djaména a examiné, ce mardi 1er septembre 2026, une affaire impliquant un prévenu actuellement incarcéré à la maison d’arrêt de Klessoum. À l’issue de ses réquisitions, le procureur a abandonné la qualification de faux et usage de faux, ne retenant que le chef d’escroquerie, et a requis une peine d’un an d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de 100 000 FCFA au profit du Trésor public.
Le litige trouve son origine dans un partenariat conclu entre le prévenu et une association locale engagée dans la collecte de fonds. Selon la défense, le plaignant accuse le prévenu de l’avoir escroqué de plus de 300 millions de FCFA. Toutefois, l’avocat de la défense conteste fermement ce montant qu’il qualifie d’« imaginaire », affirmant que le volume réel des transactions s’élève à 70 millions de FCFA.
Lors de l’audience, le conseil du prévenu a retracé le parcours judiciaire de son client, précisant que le plaignant avait multiplié les plaintes auprès de plusieurs services : les Renseignements généraux, un commissariat de police, puis à Korotoro. C’est à la suite de problèmes de santé que le prévenu, alors détenu à Korotoro, a été transféré à N’Djaména.
La défense a également affirmé que son client serait lui-même victime d’une escroquerie orchestrée par un tiers qualifié d’« intouchable », dont la juridiction refuserait l’audition. Selon cette version, le plaignant et ce tiers chercheraient à faire porter l'entière responsabilité au prévenu en gonflant artificiellement la créance.
À l’issue des débats, le tribunal a mis sa décision en délibéré et rendra son jugement lors d'une prochaine audience.