Affaire du meurtre de N'Djamena : la défense de Mahadjirie Abdoulaye dénonce un « lynchage médiatique »
Lors d’un point de presse, l'avocat de Mahadjirie Abdoulaye, inculpée dans une affaire de meurtre à N'Djamena, a dénoncé un lynchage médiatique et rappelé la présomption d'innocence de sa cliente.
Par Temandang Gontran
Lors d’un point de presse tenu à la FM Liberté ce 22 août 2026, le conseil de Mahadjirie Abdoulaye, représenté par Me Allanta Amos, avocat au barreau du Tchad, est monté au créneau pour défendre sa cliente. Impliquée dans une information judiciaire ouverte à la suite du meurtre d'une femme en mai 2026, elle bénéficie, selon la défense, de la présomption d'innocence.
Une information judiciaire a été ouverte après une plainte déposée par le conjoint de la victime, décédée dans des circonstances encore non élucidées. À ce jour, quatre personnes ont été inculpées, dont Mahadjirie Abdoulaye. Interpellée à l'étranger dans le cadre de soins médicaux, la mise en cause a été ramenée au Tchad par le biais d'un mandat d'arrêt international.
L'avocat rappelle que rien n'indique pour l'heure la culpabilité de sa cliente ni de ses coïnculpés, qui bénéficient tous de la présomption d'innocence garantie par la Constitution. La défense déplore par ailleurs la diffusion de l'image à visage découvert de la suspecte sur une page non certifiée intitulée « Police du Tchad », estimant que cela viole les droits de la défense et influence l'opinion publique.
Tout en affirmant que sa cliente ne se reproche rien, le conseil assure qu'elle reste pleinement déterminée à collaborer avec la justice pour que la vérité éclate et que le véritable coupable soit démasqué.
« Notre cliente demeure une femme très affable qui ne saurait faire du mal même à une mouche, à plus forte raison ôter la vie à un humain », a insisté Me Allanta Amos, exhortant le public à préserver la réputation de l'intéressée et de ses proches face à cette campagne de dénigrement jugée injustifiée.