Afrique centrale : la Citi suggère une dévaluation du franc CFA pour soutenir la croissance

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Afrique centrale : la Citi suggère une dévaluation du franc CFA pour soutenir la croissance

L’économiste en chef pour l’Afrique de Citi, David Cowan, a publié une note d’analyse relayée par Bloomberg. Il estime qu’une dévaluation du franc CFA (XAF) de la CEMAC « est désormais au cœur de l’histoire économique actuelle de la zone ». Objectifs selon Citi : stimuler la croissance, améliorer la compétitivité des exportations non pétrolières, stopper l’érosion des réserves de change et alléger la pression sur la dette publique.

La BEAC a durci les règles de rapatriement des devises des entreprises extractives (pétrole, mines, etc.) via une instruction du 23 avril 2026 : Taux actuel : 35 % ; À partir du 1er janvier 2027 : 50 % ; À partir du 1er janvier 2028 : 70 %. Cette mesure vise à renforcer les réserves de change, mais Citi juge qu’elle ne suffira pas à résoudre les déséquilibres structurels.

La banque centrale rejette officiellement toute idée de dévaluation à court ou moyen terme. Son gouverneur, Yvon Sana Bangui, a répété à plusieurs reprises que « la dévaluation n’est pas à l’ordre du jour ». Cette note de Citi a relancé les débats sur la solidité du franc CFA en zone CEMAC, surtout dans un contexte de réserves sous pression et de faible croissance non pétrolière.