Amélioration du recensement au Tchad : une approche méthodologique innovante

Une proposition méthodologique pour améliorer le recensement au Tchad, en se concentrant sur les zones difficiles d'accès et en utilisant des méthodes statistiques avancées.

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Amélioration du recensement au Tchad : une approche méthodologique innovante

Par Mahamat Ahmat Hamid Haggar

Profitant de mes mois de vacances après la fin de mes cours, j’ai choisi de consacrer cette période à une recherche sur les méthodes de dénombrement de la population.

Le document que je publie aujourd’hui est une proposition destinée principalement aux professionnels de l’INSEED : ingénieurs statisticiens, démographes, mathématiciens, informaticiens et spécialistes de la cartographie.

L’objectif n’est pas de remettre en cause les procédures officielles du RGPH-3 ni le travail réalisé sur le terrain, encore moins celui des agents recenseurs. Il s’agit plutôt de proposer des méthodes complémentaires permettant aux techniciens susmentionnés de mieux évaluer la couverture du recensement.

Une attention particulière est accordée aux zones difficiles à couvrir, notamment celles qui deviennent temporairement inaccessibles pendant la saison des pluies, ainsi qu’aux secteurs du bassin du lac Tchad exposés à des contraintes sécuritaires.

Ainsi, ces méthodes reposent sur l’estimation et la simulation pour compléter le dénombrement direct, améliorer la précision des résultats et réduire les biais liés aux données collectées.

Elles sont expliquées en détail dans le document d’approche.

Parmi ces outils de comptage, on trouve entre autres :

- l’échantillonnage probabiliste ;
- l’enquête post-censitaire ;
- la méthode de capture-recapture et l’estimation à double système ;
- l’estimateur de Horvitz-Thompson ;
- les modèles hiérarchiques bayésiens ;
- les méthodes d’estimation statistique adaptées aux grandes populations ;
- les simulations de Monte-Carlo pour tester différents scénarios ;
- l’estimation sur petits domaines ;
- les méthodes de projection démographique ;
- l’appariement probabiliste pour détecter les doublons ;
- l’analyse de la non-réponse ;
- les méthodes d’imputation des données manquantes ;
- les tests de cohérence démographique ;
- la cartographie numérique et la géolocalisation des zones de dénombrement.

Ce travail est proposé comme une base de discussion. Une collaboration avec l’INSEED permettrait de le peaufiner et de l’adapter aux réalités du terrain et aux données disponibles, puis d’identifier les méthodes réellement applicables au contexte tchadien.

Je souhaite attirer l’attention de l’INSEED Tchad sur cette proposition et rester ouvert aux observations. Cette mini recherche s’appuie sur une revue de littérature et sur plusieurs références techniques dont :

- les recommandations des Nations Unies sur les recensements de la population et de l’habitat ;
- les guides méthodologiques de Statistique Canada ;
- les documents techniques de l’INSEED Tchad relatifs au RGPH-3 ;
- les recommandations de l’UNFPA en matière de recensement ;

sont toutes mentionnées dans la bibliographie (au chapitre F du document).

Le lien Google Drive du document technique accompagnant cette publication se trouve en commentaire. Il est mis à disposition gratuitement ; merci d’en faire un usage responsable et de mentionner les sources si nécessaire.