Burkina Faso : digitalisation de l'identité et réforme de la formation professionnelle
Le Burkina Faso accélère la digitalisation de l'identité et réforme la formation professionnelle pour s'adapter aux besoins du marché de l'emploi, avec 15 secteurs stratégiques ciblés.
Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé ce jeudi le Conseil des ministres. Selon le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouedraogo, plusieurs dossiers ont été adoptés et des décisions importantes ont été prises pour le développement du Burkina Faso dans le cadre de la Révolution Progressiste Populaire.
Pour le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, un décret a été adopté pour organiser l'enregistrement de masse en vue de l'inscription et de la délivrance de l'identifiant unique électronique pour chaque citoyen burkinabè.
Dans le cadre du projet WURI (Projet d'Identification unique pour l'Intégration et l'Inclusion en Afrique de l'Ouest), le Burkina Faso s'apprête à franchir une étape décisive pour doter chaque citoyen d'un identifiant unique électronique, selon la ministre Aminata Zerbo/Sabané. Cette opération sera pilotée par des structures publiques pour garantir la souveraineté des données biométriques.
La ministre Aminata Zerbo/Sabané a souligné que l’adoption du décret formalise ce processus et l'encadre juridiquement. « C'est l'occasion d'informer les populations du lancement prochain de l'enrôlement massif et de les inviter à s'enregistrer dès que possible », a-t-elle déclaré.
Un maillage territorial structuré est prévu avec des comités nationaux, régionaux, provinciaux et communaux, soutenus par des mécanismes de gestion des plaintes pour assurer la transparence du processus.
### Formation professionnelle : 15 secteurs stratégiques ciblés
Le Conseil a également adopté un décret relatif au Répertoire général des métiers de la formation professionnelle. Selon le ministre de l'Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle, Moumouni Zoungrana, ce dispositif vise à adapter les cursus scolaires aux besoins du marché de l'emploi.
« Nous avons établi un répertoire des métiers pour préciser le travail dans ces établissements. Ce répertoire intègre 15 secteurs d'activités prioritaires pour l'État, dans lesquels nous orienterons la formation pour répondre aux besoins de l'emploi », explique le Pr Moumouni Zoungrana.
L’agriculture, l’élevage, les mines, l’artisanat, la santé, la communication, la sécurité et la transition digitale font partie des domaines retenus pour favoriser l'insertion professionnelle des jeunes.