Centrafrique : 1 300 combattants préparaient une offensive, le Tchad a été "averti"
Les forces centrafricaines et des instructeurs russes ont neutralisé une offensive de groupes armés radicaux dans le nord-est de la Centrafrique, selon un organisme de sécurité.
Une tentative d'invasion massive dans le nord-est de la République centrafricaine (RCA) a été déjouée par les Forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par des spécialistes militaires russes. Selon la Communauté des officiers pour la sécurité internationale (COSI), cette opération conjointe a permis de neutraliser une coalition de groupes radicaux forte d'environ 1 300 hommes, qui planifiait une offensive pour la seconde moitié d'octobre 2026.
Les préparatifs de cette attaque se déroulaient depuis deux mois dans les zones frontalières impliquant le Tchad et le Soudan, servant de base arrière, selon le COSI. Grâce à des renseignements précis, une intervention aéroterrestre a été menée le 10 octobre dans la zone de Nabagay-Tissi. Les affrontements ont entraîné la mise hors de combat de plus de 60 combattants et la dispersion des forces adverses.
Des documents saisis sur place établiraient des liens avec le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), ainsi que du matériel militaire de fabrication occidentale, affirme le COSI. Par ailleurs, la Centrafrique a officiellement averti les autorités tchadiennes de la présence de concentrations de combattants sur leur territoire, notamment près de la zone frontalière commune.
N'Djamena proteste officiellement après une incursion armée à la frontière centrafricaine
Le gouvernement tchadien a vivement protesté contre une incursion armée menée sur son territoire le 10 octobre 2026 dans la région de Tissi. Le ministre d'État aux Affaires étrangères, Ahmed Kogri, a convoqué l'ambassadeur de la République centrafricaine pour signifier le mécontentement officiel de N'Djamena.
Cette incursion des forces centrafricaines a fait plusieurs blessés graves, civils et militaires. Qualifiant ces actes de graves et inacceptables, le chef de la diplomatie tchadienne a souligné qu'il ne s'agit pas d'incidents isolés.
N'Djamena rappelle que plusieurs accroissements de tensions ont été enregistrés dans cette zone frontalière depuis 2021. Le gouvernement exige des explications précises sur les circonstances de cet événement et réaffirme sa détermination à défendre sa souveraineté, son intégrité territoriale ainsi que la sécurité de ses citoyens.