Centrafrique : l'armée neutralise le chef rebelle Marcel Ndalé dans la Nana-Mambéré
Le ministère centrafricain de la Défense a annoncé la neutralisation du chef rebelle Marcel Ndalé et de plusieurs de ses combattants lors d'une opération militaire menée le 5 novembre 2026 dans la préfecture de Nana-Mambéré.
La situation sécuritaire reste globalement calme sur l'ensemble du territoire centrafricain, selon le ministère de la Défense nationale et de la reconstruction de l'armée. Le jeudi 5 novembre 2026, une opération militaire de grande envergure a été menée au sud de Péndéré, dans la préfecture de Nana-Mambéré, par les Forces armées centrafricaines (FACA) avec le soutien de leurs alliés russes.
Cette intervention s'est soldée par la neutralisation du chef rebelle Marcel Ndalé — également connu sous les alias de Gbokaho Minang Sylvain et de « Roi de la brousse » —, de son frère Adamou Ndalé, ainsi que de sept autres combattants. D'après le bilan officiel, ce groupe armé terrorisait la région depuis de longues dates, étant impliqué dans des braquages à main armée, des assassinats d'orpailleurs sur les sites miniers et des meurtres de commerçants sur les axes routiers.
Des projets d'attaques déjoués
Les investigations et les renseignements militaires indiquent que Marcel Ndalé agissait de concert avec Noureddine Adam, chef du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), une figure sous sanctions onusiennes et visée par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale. Dans le cadre de cette alliance, le chef rebelle était chargé du recrutement dans la région afin de mener des actions de déstabilisation sur l'axe stratégique Bouar-Beloko.
Le ministère précise que les rebelles projetaient également des attaques contre des camions en provenance du Cameroun pour provoquer des pénuries, ainsi que des actions en territoire camerounais destinées à créer des tensions diplomatiques et à fermer les frontières.
Les opérations de ratissage se poursuivent dans la zone pour sécuriser durablement les populations. Le gouvernement appelle les citoyens à vaquer à leurs occupations tout en signalant tout comportement suspect aux forces de sécurité.