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Centrafrique : Washington salue le bilan de la MINUSCA et exige une transition prudente

Devant l'ONU, les États-Unis ont salué les progrès de la MINUSCA en Centrafrique tout en soulignant la fragilité sécuritaire et la nécessité d'une transition maîtrisée.

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Centrafrique : Washington salue le bilan de la MINUSCA et exige une transition prudente
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Lors d'une intervention devant le Conseil de sécurité des Nations unies le 20 octobre 2026, l'ambassadeur Jeffrey Bartos, représentant américain pour la gestion et la réforme à l'ONU, a salué les progrès accomplis par la République centrafricaine vers une paix durable, avec l'appui de la MINUSCA.

Des transferts de compétences en cours

Le diplomate a souligné le renforcement des institutions nationales et locales, estimant qu'il s'agit d'une étape clé dans la restauration de l'autorité de l'État. Dans cette dynamique, les États-Unis se félicitent des démarches entreprises par la MINUSCA pour préparer sa transition. La mission onusienne a déjà rétrocédé des tâches liées à la sécurité et au système correctionnel aux autorités nationales, de même que les attributions électorales une fois le cycle achevé.

Cette transition ne s'opère pas en solitaire : un comité mixte a été instauré entre le gouvernement centrafricain et la MINUSCA afin d'évaluer et de planifier le transfert progressif des responsabilités, en concertation avec l'équipe pays de l'ONU.

Des gains sécuritaires encore fragiles

Tout en saluant la consolidation de la sécurité, Washington a rappelé que les acquis restent fragiles, en particulier dans les zones frontalières. L'attaque survenue le 30 juin dans le nord-est du pays a illustré ces risques persistants. L'ambassadeur a loué la réaction proactive des soldats de la paix zambiens, qui a permis de protéger plus de 17 000 civils lors de cet épisode.

Face à ces défis, les États-Unis appellent les autorités centrafricaines à s'approprier pleinement le processus et à accélérer la réforme du secteur de la sécurité. Selon Washington, la pérennité de la paix dépendra de l'investissement résolu de Bangui dans les processus de paix et de l'élaboration conjointe de plans de transition temporels précis.

Enfin, le Conseil de sécurité doit, selon lui, éviter l'écueil d'une mission figée dans le statu quo, tout en prévenant les risques d'un retrait précipité, afin de garantir une transition efficiente des tâches de la MINUSCA.

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