Chocolat Rouge : le Cameroun prêt à séduire le marché chinois

Les premières tablettes de chocolat d'Obala, produites par Chocolat Rouge, seront disponibles dans trois semaines. Le marché chinois, avec ses nouvelles politiques douanières, représente une opportunité prometteuse pour l'exportation.

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Chocolat Rouge : le Cameroun prêt à séduire le marché chinois

Reçu en audience ce vendredi 19 juin 2026 par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, l’industriel français Olivier Bordais, président de la société SAS MANTA et promoteur de la chocolaterie « Chocolat Rouge » basée à Obala, dans le département de la Lékié, a fait le point sur l’évolution de ce projet industriel à forte valeur ajoutée.

Accompagné de Mme Aristide Tchemtchoua, présidente de la coopérative de producteurs Cacao-Scoops.C de Nkog-Ekogo, le chef d’entreprise a annoncé au ministre que les premiers chocolats issus de l’usine d’Obala devraient être mis sur le marché dans moins de trois semaines.

L’investisseur français a salué la qualité des ressources humaines camerounaises recrutées pour accompagner ce projet. Selon lui, les compétences rencontrées sur le terrain constituent l’un des principaux atouts du pays. « Les Camerounais que j’ai recrutés sont extrêmement compétents et ont un très bon niveau. C’est juste extraordinaire », a-t-il déclaré.

Au-delà de la production des premières tablettes de chocolat, les échanges ont également porté sur les perspectives commerciales offertes par les évolutions récentes du commerce entre le Cameroun et la Chine. Olivier Bordais s’est réjoui de la décision des autorités chinoises d’appliquer, depuis le 1er mai 2026, une politique de tarif douanier zéro sur les produits originaires du Cameroun.

Pour le promoteur de « Chocolat Rouge », le marché chinois représente désormais une destination particulièrement prometteuse, dans un contexte où les exigences réglementaires européennes se renforcent, notamment en matière de certification et de conformité des produits alimentaires. Le chocolat haut de gamme qui sera produit par son usine correspond précisément à la demande en Chine, qui recherche le chocolat d’excellence.

Si les perspectives sont encourageantes, l’investisseur a néanmoins évoqué certaines contraintes susceptibles d’alourdir les charges d’exploitation et d’obérer la compétitivité des produits. Les interruptions récurrentes de la fourniture en énergie électrique figurent parmi les principales préoccupations exprimées. Selon lui, ces perturbations affectent le fonctionnement optimal des équipements et compliquent la planification des opérations industrielles.

Il convient de rappeler que la chocolaterie « Chocolat Rouge » d’Obala, dont les travaux de construction ont été lancés en juin 2024 par le ministre camerounais du Commerce, ambitionne de produire un chocolat premium entièrement conçu à partir du cacao camerounais.

Dans un contexte marqué par la mise en œuvre progressive de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), cette initiative ouvre également de nouvelles perspectives pour la conquête du marché régional. Il s’agit d’une ambition qui conforte la vision d’un Cameroun davantage tourné vers la transformation industrielle de ses ressources et la création de richesses à partir de ses productions agricoles.

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