Choléra à N’Djamena : les comportements à risque inquiètent en pleine saison des pluies
Face à la résurgence du choléra à N'Djamena, le ministère de la Santé appelle à des mesures strictes de prévention. La sensibilisation est cruciale pour éviter une propagation rapide de la maladie.
Par Temandang Gontran
Face à la résurgence du choléra à N'Djamena en cette saison des pluies, le ministère de la Santé appelle la population à observer des mesures strictes de prévention. Cependant, des comportements à risque persistent et font craindre une propagation rapide de la maladie dans la capitale.
Selon le Pr Soudy Imar Djibrine, Directeur général du Centre de contrôle de la qualité des denrées alimentaires (CECOQDA), le choléra se transmet principalement par l'ingestion d'eau ou d'aliments souillés par les selles d'un patient, ou encore par le contact avec des objets contaminés.
Pourtant, dans certains quartiers de la ville, un constat alarmant se fait : certaines personnes continuent de s'adonner à des bains ou des jeux dans les eaux pluviales stagnantes, mélangées aux immondices. Cette pratique constitue un facteur aggravant et un foyer potentiel de contamination à grande échelle.
La sensibilisation est une urgence absolue face à cette menace qui plane sur la ville et s'invite dans nos ménages. Les chiffres officiels récents (début août 2026) confirment une épidémie active : environ 239 cas et 13 décès, avec une létalité particulièrement élevée dans la capitale.
Pour parer à cette situation critique, les autorités sanitaires rappellent les gestes barrières essentiels, notamment le lavage rigoureux des mains et le nettoyage minutieux des aliments avant toute consommation. La vigilance de chaque citoyen reste le meilleur rempart pour protéger N'Djamena de cette épidémie. Dans certains quartiers, les comportements de certains individus suscitent des questions quant au respect de l'hygiène.
La sensibilisation est nécessaire, mais elle ne suffit pas à long terme. Il faut aussi des actions structurelles : drainage, collecte des ordures, points d’eau potables, latrines améliorées, et une réponse sanitaire rapide (vaccination, centres de traitement).