Ciment et fer à béton : les deux baromètres du chantier tchadien
Aucun chantier ne se lance sans sac de ciment ni barre de fer à béton. Ces deux matériaux, piliers de toute construction en dur, sont suivis de près par l'INSEED à travers des séries trimestrielles remontant à 2018, année de référence de l'indice (base 100).
Le tableau des prix moyens de N'Djaména pour le premier trimestre 2026 permet une lecture fine, mois par mois. Le sac de 50 kg de Cimaf CPJ 42,5 (ciment local) s'est vendu en moyenne 9 833 FCFA sur le trimestre, avec une légère remontée en février (10 111 FCFA) suivie d'un repli en mars (9 722 FCFA). Le CPJ 35, variante moins dosée, affiche une trajectoire plus stable, autour de 8 468 FCFA en moyenne sur les trois mois, avec de faibles écarts mensuels (8 500, 8 425, puis 8 480 FCFA).
Côté fer à béton, le fer de 6 (vendu à la barre de 12 mètres) a connu une évolution en dents de scie : 1 650 FCFA en janvier, 1 750 FCFA en février, puis un repli à 1 600 FCFA en mars, pour une moyenne trimestrielle de 1 667 FCFA. Le fer de 12, plus robuste, suit une trajectoire ascendante plus nette : 6 500, 6 600, puis 6 690 FCFA, soit une hausse continue sur les trois mois du trimestre.
Ces variations, en apparence modestes, ont un effet démultiplicateur sur le budget d'un chantier : un immeuble de type F3 ou F4 (cf. typologie INSEED) peut nécessiter plusieurs centaines de sacs de ciment et plusieurs tonnes de fer à béton. Une hausse de quelques centaines de francs par unité se traduit vite par des centaines de milliers de francs supplémentaires sur la facture globale — de quoi expliquer pourquoi ces deux produits restent les indicateurs les plus scrutés du secteur.