Cohésion sociale au Tchad : COPIDEV sème les graines de la paix dans le canton Djoli
À Balimba, le COPIDEV a réuni 34 participants pour promouvoir le dialogue entre agriculteurs et éleveurs dans le cadre du projet LAPIA, soutenu par l'Union européenne.
Par Elwood Dk
Une rencontre consacrée à la paix et au vivre-ensemble s’est tenue ce jeudi 17 septembre 2026 dans la sous-préfecture de Balimba, plus précisément dans le canton Djoli. Organisée par le Consortium pour la Promotion des Initiatives de Développement (COPIDEV), cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Soutien à la cohésion sociale et à la cohabitation pacifique dans le Sud du pays », en abrégé LAPIA, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par le consortium Coginta et le Réseau de Suivi des Activités liées au Pétrole dans le Moyen-Chari et le Mandoul (RESAP/MC). L’objectif est de renforcer le dialogue local et de contribuer à une cohabitation plus apaisée entre les différentes communautés du canton.
Baptisée « DjiraïLom Djoli », cette causerie visait à renforcer le dialogue intercommunautaire et à prévenir les tensions liées notamment aux activités agricoles et pastorales. Les échanges ont également porté sur la gestion concertée des ressources naturelles, en particulier les questions relatives au Parc national de Manda.
La rencontre a réuni 34 participants, dont 16 femmes. Les discussions ont permis à chacun de faire part de ses préoccupations et de formuler des propositions pour préserver la paix. Pour l’animateur du projet, Allahramadji Ngario, cette sensibilisation intervient à un moment crucial, en pleine période de récolte. Elle doit permettre aux agriculteurs et aux éleveurs de mieux connaître leurs responsabilités et de privilégier le dialogue pour éviter les conflits.

De son côté, la cheffe de projet, Hassanié Guetty Charlotte, a appelé à une meilleure collaboration entre les autorités coutumières et les populations, tout en encourageant les parents à transmettre aux jeunes générations les valeurs de paix, de civisme et d’unité nationale.
Les participants ont salué l’initiative et formulé plusieurs recommandations. Ils demandent la multiplication de ces séances en zone rurale, le renforcement de la sensibilisation dans les écoles et l’organisation d’ateliers pratiques agrémentés de saynètes au profit des communautés.
Ces recommandations seront intégrées dans la préparation des prochaines discussions et du forum cantonal.