Congo : des distinctions honorifiques et des tableaux culturels au défilé civil et militaire du 15 août
Le boulevard Alfred-Raoul a vibré ce vendredi lors du défilé civique et militaire marquant le 66e anniversaire de l'indépendance du Congo, placé sous le signe du développement.
Par Mvouanzi Jonas
Le boulevard Alfred-Raoul a vibré pendant trois heures, ce vendredi 15 août 2026, à l’occasion du défilé civil et militaire marquant le 66e anniversaire de l’accession du Congo à la souveraineté internationale. Le cérémonial s’est déroulé en présence de plusieurs hôtes de marque : Evariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine ; Mahamoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine et Mahamadou Issoufou, ancien président du Niger.
Reçu par le chef d’état-major général à son arrivée au Boulevard Alfred Raoul , le général Guy Blanchard Okoï, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a effectué la revue des troupes à bord de sa command car. Fidèle à la tradition, le Bataillon d’artillerie sol-sol a tiré 21 coups de canon, symbole de respect et d’honneur à la Nation.
Avant le début du défilé, le chef de l’État congolais a procédé à la décoration, à titre exceptionnel, d'un échantillon de 12 personnalités du secteur agricole et de la diaspora, élevées respectivement au grade d’officier et de chevalier dans l’ordre du Mérite congolais pour services rendus à la Nation.
Le défilé militaire : rigueur et modernisation
Comme de coutume, l’armée a ouvert le bal. Le passage de l’ensemble des unités de la force publique a mis en avant la discipline et le professionnalisme des troupes. Le groupement para commando a particulièrement retenu l’attention du public et des invités avec son pas lent sur le macadam. Ce corps d’élite, qui a participé à plusieurs missions de sécurisation au niveau international, est aussi celui d’où sont issus les présidents Denis Sassou N’Guesso, Joachim Yhombi-Opango et Marien Ngouabi.
À 11 h 46, le défilé motorisé a pris le relais. L’assistance a pu mesurer la capacité opérationnelle des différentes unités : véhicules de secours de la Sécurité civile dotés d’équipements de dernière génération, et surtout le passage remarquable du 1er Régiment blindé équipé de véhicules de type Cobra de fabrication russe, très acclamé par le grand public.
Le défilé civil : couleurs, foi et élégance
La fanfare kimbanguiste a pris le relais de la fanfare nationale des forces armées congolaises (FAC) pour lancer le volet civil du défilé. Les majorettes de l’église Tenrikyo, de l’Église catholique, de l’Église kimbanguiste et de l’Armée du salut ont ébloui la tribune d’honneur par leurs chorégraphies millimétrées. Le textile congolais s’est aussi invité à la fête. Les Sapeurs, avec leur alternance de pas lents et de pas accélérés, ont offert une véritable œuvre d’art, soulevant des salves d’applaudissements de l’assistance.
Les partis politiques de la majorité présidentielle étaient également de la partie. En revanche, l'on a déploré l'absence d'un grand nombre de partis de l'opposition, tels l'Union pour la démocratie et le Progrès social (UPADS) et et l'union des démocrates humanistes (UDH-Yuki.)
Du pas cadencé des soldats à la grâce des majorettes, en passant par l’élégance des Sapeurs, Brazzaville a démontré que la célébration de l’indépendance épouse à la fois la mémoire, la discipline et l’ambition d’un Congo tourné vers le développement.