Congo/GFAC2 : des producteurs et des investisseurs pour valoriser le potentiel du monde rural
Denis Sassou-N’Guesso a inauguré la 2ème Grande Foire Agricole du Congo à Bambou-Mingali, visant à stimuler la production locale et valoriser le potentiel rural congolais.
Par Mvouanzi Jonas
Le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a inauguré la 2ème édition de la Grande Foire Agricole du Congo (GFAC) le mercredi 5 août 2026 à Bambou-Mingali, dans le département de Djoué-Lefini. Cette foire vise à stimuler la production locale, réduire la dépendance alimentaire du pays et valoriser le potentiel du monde rural congolais.
Cette édition entend renforcer la dynamique amorcée lors de la première session tenue en février de l'année en cours. Placée sous le thème « Nourrir la Nation et Honorer la Patrie », elle s'impose comme un rendez-vous économique et rural majeur de l'année. Pendant deux semaines, elle réunira des producteurs des quinze départements du pays, des acteurs de l'agro-industrie et des investisseurs.
Le préfet salue « un acte fort pour le monde rural »
Deux discours ont marqué la cérémonie d’ouverture avant la visite des stands par le président de la République. Le préfet du département de Djoué-Lefini, Léonidas Carle Motom Mamoni, a salué le choix de Bambou-Mingali pour accueillir cet événement agricole majeur. Il a qualifié la foire d'« acte fort » en faveur des paysans, des éleveurs et des transformateurs du département. « Ici, dans Djoué-Léfini, grenier du Congo, nous mesurons la portée de votre visite », a-t-il déclaré, affirmant que « les populations sont mobilisées et prêtes à relever le défi de la production ».
Les enjeux de la GFAC 2
Dans son discours, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Paul Valentin Ngobo, a présenté les enjeux de cette édition. La foire, a-t-il rappelé, vise à promouvoir les innovations agricoles, faciliter l’accès aux financements, connecter les producteurs aux marchés et valoriser le « made in Congo ». « Cette foire est le cadre idéal pour montrer que le Congo peut produire plus et mieux pour nourrir sa population », a-t-il ajouté, soulignant la nécessité d’installer « des exploitations modernes, compétitives et résilientes ». Il a insisté sur l'importance d'accélérer la mécanisation, de sécuriser le foncier agricole et d'accompagner les jeunes et les femmes dans l'agro-business.