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Coopération sanitaire : la mission médicale chinoise partage son expertise sur la santé maternelle et infantile au Tchad

La 21e équipe médicale chinoise au Tchad a organisé une session d'échanges scientifiques avec des spécialistes tchadiens pour améliorer la prise en charge des mères et des enfants.

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Coopération sanitaire : la mission médicale chinoise partage son expertise sur la santé maternelle et infantile au Tchad

Par Abdelaziz Oumar

C'est l'hôtel Sao qui a servi de cadre à cette session d'échanges scientifiques sur la santé maternelle et infantile, organisée ce vendredi 9 octobre 2026 par la 21e équipe médicale chinoise (Jiangxi) en mission au Tchad. Rassemblant des médecins chinois et tchadiens, spécialistes en pédiatrie et en gynécologie-obstétrique, cette rencontre a permis de partager des connaissances actualisées et des techniques pratiques visant à améliorer la prise en charge des femmes et des enfants.

Dans son mot introductif, le chef de la 21e mission médicale chinoise au Tchad, le Dr Song Zhi Feng, a indiqué que l'objectif de cette session était de créer une plateforme d'échanges médicaux entre la Chine et le Tchad pour renforcer la coopération sanitaire dans ces domaines clés. « J'espère que les différentes interventions et discussions permettront d'améliorer concrètement les chances de survie des femmes et des enfants confrontés à des urgences médicales graves, afin que davantage de familles puissent en bénéficier. C'est aussi une manière pour notre équipe médicale d'accomplir sa mission et de servir la population locale. C'est pourquoi j'invite les professionnels de santé de nos deux pays à unir leurs efforts pour préserver la santé et l'espoir de chaque vie », a précisé le Dr Song Zhi Feng.

Après l'introduction, place aux échanges. Présentant la situation de l'asphyxie néonatale au Tchad, le Dr Hu a rappelé qu'elle constituait une cause majeure de mortalité. Selon lui, l'asphyxie à la naissance, les complications de la prématurité et la septicémie néonatale représentent plus de 75 % des décès néonataux. Il a par ailleurs souligné que la prise en charge souffre de nombreuses difficultés, notamment l'insuffisance d'équipements de support respiratoire, l'inaccessibilité aux médicaments essentiels, le manque criant de personnel spécialisé et la pénurie de matériel de base.

Abordant le paludisme chez l'enfant, le pédiatre Dr Issa Moussa Mardo a rappelé que cette maladie tue un enfant toutes les 45 secondes en Afrique et environ un million de personnes par an, selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Environ 40 % de la population mondiale y est exposée et on estime à 247 millions le nombre de cas cliniques survenant chaque année, a-t-il expliqué. Pour lui, le paludisme reste une cause majeure de morbidité et de mortalité chez l'enfant africain, rendant indispensables une prise en charge rapide et l'application rigoureuse de mesures préventives.

Intervenant sur le diagnostic et la prise en charge de la souffrance fœtale, le Dr Liao Lijun l'a définie comme un ensemble de symptômes mettant en péril la santé et la vie du fœtus en raison d'une hypoxie aiguë ou chronique in utero. Son incidence clinique est estimée entre 2,7 % et 38,5 %. Il s'agit d'une complication obstétricale grave nécessitant une attention particulière et une intervention d'urgence pour interrompre la grossesse dans les plus brefs délais, a affirmé le Dr Liao Lijun.

Il convient de souligner qu'à travers cette session d'échanges scientifiques, les organisateurs entendent renforcer davantage l'amitié sino-tchadienne par le biais de la coopération médicale.

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